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Tout le dénivelé que nous aurons à franchir se trouve au début de la marche. Nous grimpons tranquillement avec devant nous une belle falaise rouge sculptée par le vent, la pluie et les éléments. Depuis des millénaires, l’érosion sculpte le grès, le façonne, le creuse, le polit. Les roches se fissurent, se fragmentent, se transforment en arches, en aiguilles, en labyrinthes de pierre. Les pluies, les vents et les rivières creusent des canyons profonds où la lumière peine à pénétrer, révélant des parois dorées, ocre ou rouge sang. La végétation s’accroche aux anfractuosités, défiant la sécheresse et la verticalité, tandis que les makis et les lémuriens bondissent de roche en roche, se fondant dans ce paysage en perpétuelle métamorphose. Parvenus sur les hauteurs, nous avons une vue incroyable sur le plateau de l’Horombe, le regard se perd dans l’immensité qui nous fait face. La plaine d’Horombe s’étend, vaste mer d’herbes rousses ondulant au vent tandis que les zébus du peuple Bara, minuscules points mouvants, traversent lentement cette immensité. Audon nous demande si nous voyons l’insecte devant nous, dissimulé sur un buisson squelettique. Nous faisons preuve d’une extrême bonne volonté mais ne parvenons pas à le voir. Devant notre aveuglement, il fait bouger la bête à l’aide d’une brindille. Un phasme, tel est le nom de cet insecte mimétique que je connaissais mais n’avais jamais vu. S’il existe sous nos latitudes, il est très difficile à observer du fait de son mimétisme avec le milieu dans lequel il vit. Devant nous l’insecte se fond totalement avec la branche sur laquelle il est posé, sorte de brindille faisant partie intégrante du buisson dont il adopte la couleur. Sans l’œil exercé d’Audon nous ne l’aurions jamais aperçu. Peu après cette découverte, s’étend sous nos yeux une forêt de tapias, arbre au feuillage persistant, endémique et dont la silhouette robuste résiste aux assauts du vent et du feu. Ces boisements, rares et précieux, forment une canopée basse, entre 8 et 12 mètres, sous laquelle s’épanouissent des arbustes d’autres espèces, des lianes noueuses et une herbe abondante, souvent dorée par le soleil. Le feuillage vert sombre des arbres contraste avec les roches ocre et les vallées arides. Leur écorce épaisse et leurs feuilles coriaces témoignent d’une adaptation remarquable à la sécheresse et aux incendies, éléments indissociables de la vie sur le plateau. De mi-septembre à début novembre ils donnent des fruits, baies rouges qui sont consommées localement, appréciées pour leur goût sucré et leur texture particulière. Dans cette belle forêt s’ouvre un chemin que nous empruntons et qui nous conduit à un magnifique point de vue. Devant nous se dressent des aiguilles, des pitons, des ravines forgées par le vent, la pluie et tous les éléments qui ont façonné la roche pendant des siècles creusant de profonds canyons, véritables labyrinthes dans lesquels il parait hasardeux de s’aventurer. La roche présente une variété de tons, des gris-beige, des ocres, des marrons, des jaunes, toute une palette qui magnifie le paysage que nous avons sous les yeux. Nous trouvons sur notre chemin de nombreux Pachypodium, arbre pied d’éléphant. Le Pachypodium lamerei, plante originaire des terres arides du sud de Madagascar. Son port en colonne évoque la silhouette d’un palmier, sa tige, d’un gris argenté, s’élargit à la base, formant un réservoir naturel où la plante emmagasine l’eau,. Cette tige, hérissée de redoutables épines acérées, protège la plante des prédateurs tout en participant à la collecte de l’humidité ambiante, car la rosée matinale s’y condense avant de ruisseler vers les racines. Au sommet de cette colonne bardée d’épines, un panache de feuilles luisantes, s’épanouit en couronne. Il peut atteindre jusqu’à 6 mètres de hauteur et ne fleurit qu’adulte, généralement après quatre à cinq ans de croissance. Les fleurs, s’épanouissent en bouquets au sommet de la plante. La falaise que nous longeons surplombe le plateau de l’Horombe nous offrant à chaque détour un panorama à couper le souffle et une perspective qui s’étend à l’infini. Au pied de la falaise, quelques hectares de rizières forment un magnifique paysage avec des verts qui vont du plus clair au plus foncé selon le niveau de croissance du riz et d’autres qui forment un miroir d’eau dans lequel se reflètent quelques nuages de beau temps. Vient ensuite le cirque de Namaza, vaste enceinte circulaire aux parois abruptes que la végétation teinte de vert. Nous commençons alors la descente qui dure un moment sous un soleil ardent et une chaleur de plus en plus forte. Nous finissons par atteindre le campement qui sert aux randonneurs et où il est prévu de déjeuner, belle clairière où tentes et tables de fortune sont dressées. La présence d’humains et de nourriture attire de nombreux lémuriens peu farouche qui cherchent de la nourriture facile et la chapardent au besoin. Musique : Herrin « Fire in the Belly“ Lundi 19 janvier 2026