У нас вы можете посмотреть бесплатно Décoïncidence du vers et de la prose dans le travail de François Jullien | Martin Rueff или скачать в максимальном доступном качестве, видео которое было загружено на ютуб. Для загрузки выберите вариант из формы ниже:
Если кнопки скачивания не
загрузились
НАЖМИТЕ ЗДЕСЬ или обновите страницу
Если возникают проблемы со скачиванием видео, пожалуйста напишите в поддержку по адресу внизу
страницы.
Спасибо за использование сервиса ClipSaver.ru
Intervention de Martin Rueff, professeur des Universités (Genève) En Europe, se sont déployés deux régimes distincts de discours: un discours selon l’ordre des raisons, qui s’abstrait du sensible, conceptualise, démontre, et un discours qui enquête, décrit, raconte: la philosophie (et la Science) d’un côté, la Littérature de l’autre. Chacun son rôle. La Littérature récupère alors ce que la philosophie et les sciences, qui visent à l’universel, laissent de côté: le sensible, le singulier, l’événement. Certes, il y a aussi des savoirs qui dansent d’un pied sur l’autre, « entre science et fiction », témoins l’écriture de l’histoire, ou l’ethnologie française. Alors que le roman se tient au plus près de l’expérience vécue, décrit les linéaments et les transformations d’ « une vie», les infléchissements et les basculements, la philosophie propose des concepts. Mais que serait une philosophie qui ne viendrait pas éclairer « vivre »? Que faire du roman en philosophie? Qu’est-ce que la poésie donne à penser? Comment l’écriture philosophique peut-elle s’ouvrir au possible littéraire? En retour, comment les concepts permettent-ils de lire autrement la littérature? En d’autres termes, il s’agit de penser la manière dont la littérature et la philosophie peuvent coopérer, jusque dans la trame d’une écriture philosophique qui puisse mettre en tension l’universel du concept et le singulier de l’expérience, de telle manière que la philosophie en soit relancée. Ce séminaire trouve son point de départ dans le travail de François Jullien, qui souvent prend appui sur des romanciers, de Stendhal à Proust, en passant par Flaubert, Fromentin, Maupassant ou Tolstoï, qui pense avec Baudelaire, Verlaine, Rimbaud ou Valéry. Et si le nom de Rousseau revient souvent dans ses essais, c’est le Rousseau écrivain qui l’intéresse, celui des Confessions et des Rêveries, plutôt que l’auteur du Contrat social. Ce séminaire, est proposé par l’Association Décoïncidences, en partenariat avec le Patronage laïque Jules Vallès.