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Dans la nuit des bois, sous la lune pâle, Une ruine tenait encore debout. Quelques pierres, un toit de rafales, Et un feu fragile contre le tout. Un enfant parlait au silence, Des mots perdus pour se tenir droit, Il n’avait plus que la persistance D’une chaleur qu’on n’éteint pas. Dans l’ombre, Astéria observait, Invisible au souffle du vent. Ni proie, ni chasse, juste un secret, Un cœur ancien devenu prudent. Un caillou roula, presque rien, Mais le monde retint son pas, Le bâton brûlant dans une main, La peur dressée face à l’au-delà. Ce n’est pas un lieu qu’on défend parfois, Mais l’idée d’un feu, d’un chez-soi. Et même les monstres peuvent comprendre Ce que signifie attendre. Alors elle choisit d’être vue, Pas comme un cri, pas comme un choc. Sa lumière douce fendit l’inconnu, Comme les braises fendillent le noir. Elle ne s’approcha pas, elle resta, Elle se fit petite, elle se fit lente, Sa lueur prit la couleur du bas, Des flammes humbles et vacillantes. Le garçon trembla, puis s’arrêta, La chose ne venait pas mordre. Dans son regard, il comprit cela : Elle n’était pas là pour prendre. Le bâton tomba sur la pierre, Sans victoire, sans défaite, Et le silence devint prière Entre deux solitudes muettes. Il est des peurs qui se transforment, Quand personne ne fait le premier pas. Et parfois la paix prend forme Quand on choisit de ne pas fuir, ni combattre. Astéria sentit, sans mots ni voix, La solitude creusée trop tôt. Elle glissa vers lui, posa là Un peu de viande, un simple écho. Ni offrande, ni serment ancien, Juste un partage, sans raison, Car survivre, c’est parfois bien Plus que lutter : c’est dire « non » à la destruction. Ils ne se comprenaient pas… Mais ils n’étaient plus seuls. L’enfant s’assit près de la flamme, Sans sourire, sans poser de nom. Astéria resta, calme et pâle, Gardienne d’un instant profond. Et près du feu qui ne s’éteint pas, Dans les ruines d’un monde ancien, Deux êtres apprirent ce soir-là Que la chaleur fait naître les liens. Souviens-toi, voyageur, de cette loi : La lumière ne crie jamais. Elle attend, elle reste là, Et parfois… quelqu’un reste avec elle. Histoire : Astéria ne se montre pas tout de suite. Elle reste tapie dans l’ombre, invisible, observant le garçon reconstruire son feu avec des gestes maladroits mais déterminés. Il parle tout seul, peut-être pour se rassurer. Il ne pleure pas. Il a appris que pleurer ne sert plus à rien. Quand une pierre roule sous le pseudopode d’Astéria, le bruit est infime… mais suffisant. Le garçon se fige. Il attrape un bâton brûlant, tremblant, prêt à défendre ce qu’il appelle son foyer. Astéria comprend alors quelque chose d’essentiel : ce n’est pas un territoire qu’il protège, mais une idée de chaleur. Elle se rend visible volontairement, lentement, en laissant sa lumière douce remplacer l’obscurité. Pas de mouvement brusque. Pas d’approche directe. Juste une présence. Le garçon recule, terrorisé… puis s’arrête. La créature ne s’avance pas. Elle attend. Dans son esprit, Astéria lutte contre son instinct : fuir… ou rassurer. Elle s’aplatit légèrement contre le sol, diminuant sa taille, rendant sa forme moins menaçante. Sa lumière baisse, devient semblable à celle des braises. Le garçon ne comprend pas ce qu’elle est. Mais il comprend ce qu’elle n’est pas : une chose qui attaque. Il lâche le bâton. Le silence s’étire. Long. Sacré. Astéria perçoit alors quelque chose qu’elle n’avait jamais ressenti ainsi : la solitude de l’enfant, aussi profonde que la sienne. Elle avance enfin, très lentement, et pousse doucement un morceau de gibier fraîchement chassé vers lui. Pas un cadeau. Pas une offrande. Un partage. Le garçon ne sourit pas. Mais il s’assoit. Et c’est ainsi que leur lien commence : sans promesse, sans mots, sans comprendre encore ce qu’ils deviendront… simplement parce que, pour la première fois depuis longtemps, ils ne sont plus seuls près du feu.