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Pascal Audin est un artiste autodidacte, né le 1er juillet 1957 à Poitiers, dans la Vienne. Son travail est généralement rattaché aux courants de l’art brut ou de l’art naïf. À la découverte de ses œuvres, une filiation s’impose souvent, presque naturellement, avec l’univers de Gaston Chaissac. Pascal Audin découvre la peinture relativement tard, aux alentours de la quarantaine. Je l’ai connu au milieu des années 1990, à une période où il n’osait pas encore franchir le pas. Je peux dire, sans exagération, que c’est moi qui l’ai encouragé à pousser pour la première fois la porte d’un magasin de fournitures Beaux-Arts. À l’époque, il habitait Grand’Rue à Poitiers et exprimait déjà le désir de peindre des oiseaux — un motif qui allait devenir récurrent dans son œuvre. Très vite, Pascal s’est révélé être un personnage singulier, profondément habité par son monde intérieur. En tant qu’ami peintre, je l’ai beaucoup filmé, conscient de la richesse humaine et artistique qui se dégageait de sa présence et de son geste. C’est tout naturellement que Emmanuel Richard, ami de longue date, l’a accueilli dans son magasin Les Couleurs du Temps, situé Grand’Rue à Poitiers, au milieu des années 90. Emmanuel Richard est aujourd’hui le dirigeant de l’enseigne Cooleurs, qui propose un vaste choix de fournitures artistiques et créatives. Ce lieu fut pour Pascal un véritable point d’ancrage, un espace de possibles. Parmi les proches de Pascal, Philippe occupait une place particulière. Ami de longue date, il recevait régulièrement Pascal lors de fêtes où une véritable amitié s’est tissée, nourrie de discussions, de regards et de moments partagés. Mon amie Dominique Dumoulin s’est également prêtée au jeu des questions autour du travail de Pascal Audin, cherchant à en cerner une définition artistique. À l’époque, elle gérait la Galerie Rivaud à Poitiers avec Art 86. Artiste contemporaine reconnue pour son art singulier, Dominique Dumoulin développe une œuvre très stylisée et expressive, mêlant figures humaines et animales. Marquée par une enfance en Afrique, sa palette privilégie les ocres, rouges, verts et bruns poussiéreux, et ses compositions évoquent souvent des masques cérémoniels à travers des frises géométriques répétitives. Sa création est vécue comme une thérapie picturale, un moyen de traverser et de sublimer les angoisses intérieures. Deux de ses œuvres figurent dans la Collection Cérès Franco depuis 1997. Christophe Evrard a lui aussi côtoyé Pascal de près. Ils ont habité la même rue et se rencontraient régulièrement. Né en mars 1966 en région parisienne, diplômé de l’université de Poitiers (DEA en histoire de l’art médiéval, archéologie, architecture et urbanisme), Christophe a été nommé en 1996 animateur de l’architecture et du patrimoine à Villefranche-de-Rouergue, dans l’Aveyron. Il y a mené de nombreux projets culturels et patrimoniaux majeurs, tout en développant une pratique passionnée de la photographie patrimoniale. Son décès brutal, début janvier 2022, a profondément marqué celles et ceux qui l’ont connu. Par un heureux hasard, j’ai également eu le privilège de côtoyer Jean Aubin, peintre et enseignant — et, accessoirement, époux de l’institutrice de Pascal. Nos échanges portaient souvent sur Pascal, mais aussi sur de nombreux sujets, toujours riches et passionnants. Grâce à la générosité de Jacqueline Aubin, j’ai pu retrouver et photographier des clichés rares de Pascal enfant, des images inédites jusqu’alors. Jean Aubin, décédé en 2008, se définissait comme un « cherchant ». Une posture artistique qu’il résumait ainsi : « L’art, c’est plein d’espoir. Le peintre qui cherche, c’est qu’il a espoir — non pas l’espoir de trouver quelque chose, mais l’espoir de chercher. La recherche est un cheminement de la pensée, un échafaudage structurel. Si l’on savait ce que l’on cherche, on ne chercherait pas. Il faut que cela reste lié à l’humain, à la structure historique de la pensée. » Cette pensée résonne profondément avec le parcours et l’œuvre de Pascal Audin, artiste discret mais essentiel, dont la peinture demeure avant tout une aventure intérieure.