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Jean Claude Chesney. Sorbonne Université. Le XIe siècle marque une période charnière pour l'Empire byzantin. Cet État millénaire, héritier de Rome à l'Est, connaît un moment de gloire tout en étant confronté à des défis internes et externes qui vont progressivement affaiblir sa puissance. À l'aube du XIe siècle, Byzance est une puissance majeure de la Méditerranée orientale. Constantinople, sa capitale, est une ville opulente et cosmopolite, un véritable carrefour entre l'Orient et l'Occident. L'empire bénéficie d'une économie florissante, grâce à un commerce actif et à une agriculture productive. Sur le plan culturel, Byzance connaît un âge d'or. L'art byzantin, avec ses icônes et ses mosaïques, rayonne à travers le monde méditerranéen. La littérature, la philosophie et les sciences connaissent également un développement remarquable. Malgré cette apparente prospérité, l'Empire byzantin est confronté à de nombreux défis internes. Les luttes intestines pour le pouvoir, les intrigues de cour et les révoltes populaires sont fréquentes. Les eunuques, souvent issus des classes inférieures, exercent une influence considérable sur la politique impériale. De plus, les tensions religieuses, notamment avec l'Église de Rome, commencent à se faire sentir. Sur le plan externe, Byzance doit faire face à de nombreuses menaces. Les Arabes, notamment les Fatimides en Égypte et les Seljoukides en Anatolie, sont des ennemis redoutables. Ces derniers, de confession sunnite, ont conquis une grande partie de l'Asie Mineure et menacent directement les frontières byzantines. C'est dans ce contexte que se déroule la Première Croisade. Face à la menace seldjoukide, l'empereur Alexis Ier Comnène fait appel à l'aide des Occidentaux. Le pape Urbain II, saisi par cet appel, lance en 1095 un appel à la croisade. Des milliers de chrétiens d'Occident répondent à cet appel et se mettent en route vers la Terre Sainte. Les relations entre Byzantins et Croisés sont complexes et marquées par la méfiance. Les Byzantins voient dans les Croisés des mercenaires venus piller leur empire. Les Croisés, quant à eux, considèrent les Byzantins comme des hérétiques et des faibles. Malgré ces tensions, les Croisés traversent les territoires byzantins et parviennent à reprendre Jérusalem en 1099. La Première Croisade a des conséquences durables pour Byzance. D'une part, elle permet à l'Empire de reprendre temporairement le contrôle de certaines régions d'Anatolie. D'autre part, elle contribue à affaiblir l'autorité impériale et à renforcer l'influence des barons occidentaux en Orient. La création des États latins d'Orient fragilise les frontières byzantines et constitue une menace à long terme pour l'Empire. Le XIe siècle est une période charnière pour Byzance. L'Empire connaît un moment de gloire tout en étant confronté à de nombreux défis. La Première Croisade marque un tournant dans l'histoire de Byzance et de l'Occident. Cet événement complexe a des conséquences durables et contribue au déclin progressif de l'Empire byzantin. La prise d'Antioche et de Jérusalem en 1097 et 1099, respectivement, constitue un tournant majeur dans l'histoire des croisades et a eu des répercussions profondes sur l'Empire byzantin. Antioche (1097) : Après avoir traversé l'Anatolie, les croisés assiègent la ville d'Antioche pendant plusieurs mois. La prise de la ville, grâce notamment à une prétendue découverte de la Lance Sainte, est un événement décisif. Elle permet aux croisés de s'implanter en Syrie et de consolider leur avancée vers Jérusalem. Jérusalem (1099) : Après avoir traversé la Palestine, les croisés mettent le siège devant Jérusalem. La ville tombe en juin 1099, après un siège difficile. Les massacres qui suivent la prise de la ville choquent l'Occident chrétien. Au moment des croisades, plusieurs empereurs byzantins se succèdent, chacun ayant une relation particulière avec les Croisés : Alexis Ier Comnène (1057-1081) : C'est sous son règne que débute la Première Croisade. Face aux menaces des Seljoukides, il sollicite l'aide des Occidentaux. Il entretient des relations complexes avec les Croisés, tantôt alliés, tantôt adversaires. Jean II Comnène (1081-1143) : Fils d'Alexis Ier, il poursuit la lutte contre les Seljoukides et tente de récupérer les territoires perdus. Il entretient des relations plus tendues avec les États latins d'Orient, issus de la Première Croisade. Les enjeux pour Byzance. D'un côté, les Croisés aident Byzance à repousser les Seljoukides. D'un autre côté, la création des États latins d'Orient fragilise les frontières byzantines et constitue une menace à long terme. Les relations entre Byzance et l'Occident se détériorent progressivement. Les Croisés, une fois en Terre Sainte, ne sont plus disposés à rendre les territoires conquis aux Byzantins. La Première Croisade contribue à affaiblir l'autorité des empereurs byzantins. Les barons occidentaux, installés en Orient, échappent de plus en plus au contrôle impérial.