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Café-histoire : "Jalons pour l'histoire et la culture malgache en Imerina" par Philippe Oberlé, auteur et photographe Extrait de Tananarive et l'Imerina (1976 et 1987) Au cœur de Madagascar, la province de l’Imerina offre sous le doux climat des hauts-plateaux l’image d’une parfaite harmonie entre la nature, les éléments, les hommes. La terre au relief modelé depuis des générations par le labeur humain produit le riz nécessaire à une population nombreuse. Les étendues de rizières, de couleur vert tendre, se découpent en d’innombrables parcelles séparées par des canaux ou des diguettes de terre sur lesquelles circulent lentement en file des hommes et des femmes se rendant d’un village à un autre. Les hameaux émergent des rizières, tels des îlots. Bâties sur des éminences ou adossées aux flancs des collines brunies par le soleil, les maisons de terre ou de brique rouge se fondent admirablement dans le paysage. Des bouquets d’arbres, des touffes de bambous, des vergers entourent les habitations coquettes et fleuries. Des collines constellées de rochers ou boisées de pins et d’eucalyptus s’échappent en cascades des torrents à l’écume blanchâtre dont les eaux domestiquées irrigueront les rizières avant de retrouver le cours lent et majestueux des fleuves de l’Imerina. Les chemins ombragés d’eucalyptus, les routes bordées de mimosas en hiver, la douceur du climat (entre 5 et 30° à l’ombre), la pureté du ciel bleu, le moutonnement de quelques nuages blancs glissant au-dessus des crêtes dénudées et rocailleuses, le grincement des charrettes avançant au pas lent des bœufs, le sourire des petites gardeuses d’oies ou des jeunes filles se rendant au marché : tout cela contribue à charmer le visiteur et à l’envelopper dans une atmosphère diffuse d’infinie douceur (...) A propos de l’intervenant : Philippe Oberlé C’est en quête d’horizons lointains que Philippe Oberlé entame très jeune son périple : à 15 ans, l’Italie, puis la Grèce, l’Iran, l’Afghanistan… et bientôt l’Afrique. Chaque voyage devient un récit, une image, un fragment du monde à capter. Financé par des bourses et des articles publiés dans la presse, il explore en observateur curieux les cultures qu’il traverse, appareil photo en main. En 1968, il entre chez TOTAL comme ingénieur, ce qui l’amène au Sénégal, puis à Madagascar en 1972. Là, c’est un choc poétique : les collines de l’Imerina, les villages suspendus, les vestiges royaux, la langue, les rites… Fasciné, il part chaque week-end photographier les alentours d’Antananarivo. Il accumule plus de 800 clichés en noir et blanc, dont 200 illustreront son premier ouvrage publié en 1976 : Tananarive et l’Imerina. Contraint de quitter l’île après la nationalisation des sociétés pétrolières, il poursuit cependant son travail : Provinces malgaches paraît en 1979, puis Madagascar, un sanctuaire de la nature en 1981, projet collectif coordonné depuis la Côte d’Ivoire avec scientifiques et photographes. Premier du genre, l’ouvrage célèbre la biodiversité malgache dans une langue accessible au grand public. En 2024, presque 50 ans plus tard, le lien se resserre : Philippe Oberlé découvre le Musée de la Photographie de Madagascar et fait don de son album et de ses négatifs. Un geste de transmission et de confiance, pour que ces images, porteuses de mémoire, rejoignent le patrimoine de celles et ceux qui vivent cette terre.