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Les femmes kabyles de l’ancienne époque ont souvent porté sur leurs épaules le poids du silence, de l’exil intérieur et des traditions rigides. Dans les villages perchés des montagnes de Kabylie, elles se levaient avant l’aube, travaillaient la terre, pétrissaient le pain, élevaient les enfants, soignaient les anciens… et pourtant, leur fatigue n’avait pas de voix. Elles ont subi, pour beaucoup, une maltraitance qui ne disait pas toujours son nom : mariages précoces, absence de choix, lourdes charges domestiques, décisions prises sans elles. Leur douleur était contenue dans un regard baissé, dans un soupir étouffé, dans une résignation imposée par la peur du qu’en-dira-t-on. On exigeait d’elles patience et endurance, comme si leur cœur était fait de pierre. Mais derrière cette apparente soumission se cachait une force inouïe. Ces femmes étaient les piliers invisibles de la société. Elles transmettaient la langue, les valeurs, la dignité. Elles consolaient, conseillaient, protégeaient. Elles ont façonné des générations entières avec leurs mains abîmées et leur amour infini. Parler de leur souffrance, ce n’est pas salir le passé. C’est rendre justice à leur courage. C’est reconnaître que derrière chaque maison debout, chaque famille unie, il y avait une femme debout, parfois blessée, mais toujours digne. Aujourd’hui, leur mémoire nous oblige : à ne plus banaliser l’injustice, à ne plus romantiser la douleur, à honorer leur héritage en construisant une société où la femme n’est plus contrainte de se taire pour être respectée. À ces femmes kabyles d’hier, nous devons la vérité, la reconnaissance et la promesse d’un avenir plus juste. ✍️Mohand HAMAMA