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Au Chêne Gersois le plus célèbre, Sur le coteau occidental de la commune de Saint‑Élix‑Theux, se dresse un lieu discret, presque secret, mais chargé d’histoire et de mémoire. Un site que l’on aperçoit au loin, depuis la nuit des tempsdepuis le tumulus de Moncassin, comme un repère posé sur la ligne des coteaux. Ici, le regard embrasse l’un des paysages les plus ouverts du Gers. Non loin du point culminant du département, le Mont Cassin, le panorama s’étire à 360 degrés, à perte de vue, faisant face aux Pyrénées. Il offre une vision privilégiée sur les vallons et leurs ondulations, baignés de lumière, bordés par deux rivières, la Baïse, petite et grande, qui dessinent de part et d’autre les lignes de vie de ce territoire. Au sommet de ce coteau, la chapelle veille. Modeste, ancrée dans le temps, elle traverse les siècles sans bruit. Elle a vu passer les saisons, les hommes, les tempêtes… et à ses côtés, un compagnon silencieux, enraciné lui aussi dans cette terre : le chêne de Theux. Mais ici, l’histoire ne se limite pas à la pierre et au bois. Pendant longtemps, ce lieu était aussi un refuge face aux colères du ciel. Dans les campagnes du Gers, l’orage n’était pas seulement un spectacle, mais une menace. En quelques minutes, la grêle pouvait détruire une récolte entière. Alors, quand les nuages montaient, on montait au clocher. On faisait sonner la cloche, dans l’espoir d’éloigner l’orage, de protéger les terres et les moissons. On priait, on chantait, invoquant la protection de Saint Eutrope, pour que les nuages passent leur chemin. Ici, la foi et la nature étaient étroitement liées, comme une tentative de dialogue avec les éléments… était-ce la réminiscence de pratiques “gauloises” qui craignaient que le ciel ne leur tombe sur la tête ? Et peut-être est-ce pour cela que ce chêne, qui aurait été frappé un jour par la foudre, a marqué les esprits. Comme si, à cet endroit précis, le ciel et la terre s’étaient rencontrés. Pendant des générations, il a grandi là, face au vent, face au soleil, protégeant la Chapelle de ses grands bras. On dit qu’il était déjà présent sur une représentation ancienne du XVIIe siècle, alors jeune arbre encore, promesse de ce qu’il deviendrait. Au fil du temps, il s’est imposé comme une présence, un repère, presque une mémoire vivante du lieu. À travers les saisons, il racontait la vie. Au printemps, il renaissait, paré de ses jeunes feuilles. L’été, il offrait son ombre et sa force. L’automne, il se teintait d’or, embrasant le coteau. Et l’hiver, dépouillé, il révélait sa structure, presque sculpturale, face au ciel. Quatre saisons, un cycle immuable… ou presque. Car parfois, la nature rappelle qu’elle est la seule maîtresse des lieux. La tempête Nils est venue briser la chaîne liant ce duo et cet équilibre. En quelques instants, ce géant, témoin de plusieurs siècles, a été renversé. Là où il se dressait, il ne reste aujourd’hui qu’une trace, une absence. Mais un arbre ne disparaît jamais complètement. Il reste dans les images, dans les souvenirs, dans les regards de ceux qui l’ont connu. Il reste dans le paysage, qui porte encore son empreinte. Et il reste dans cette chapelle, qui continue de veiller, immobile, fidèle aux prière des hommes , à leur désir de "Beau". Ce lieu n’est pas seulement un point de vue. C’est une histoire. Un lien entre la terre, le temps et la mémoire. Et même si le chêne n’est plus debout, son histoire, elle, continue...mais heureux et nostalgique sera celui qui se souviendra de sa présence . Au Revoir , Vieille Branche 😉