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Mustapha Senouci Béreksi(1919-2010) L’artiste continuateur de la tradition. Né en 1919, Mustapha Senouci Bereksi est le dernier maître ayant succédé à Cheikh Larbi Bensari (1860-1964) templier de la musique andalous. Issu d’une vieille famille de mélomanes son père était connu dans le monde l’art à la tête d’une troupe de tebbaline (zorna et tbal). Le jeune Mustapha après des études dans les différentes katatib de Tlemcen fut placé par son père dans un atelier pour apprendre le métier de tisserand. Le milieu des artisans était certes porteur aussi d’art et de culture. C’est dans ce métier qu’il fera son chemin tout en apprenant la musique en tant que mélomane. Sa vie était ainsi partagée entre d’une part le métier de tisserand qu’il exerçait et l’apprentissage de la musique en fréquentant les jeunes dans les cercles (nadi essaada, nadi radja, nadi islami…) ces lieux mobilisateurs à la fois de culture et de nationalisme. Le père de Mustapha était assuré du milieu de la bonne société dans laquelle baignait son fils, soucieux ainsi de son éducation. Cheikh Mustapha Senouci Beriksi était un musicien raffiné pétri de valeurs morales de gentillesse et de courtoisie. Les cercles étaient en effet fréquentés par l’élite tlemcenienne. C’est en effet dans ce milieu qu’il fit la connaissance de son maître Mâallem Abdelkader al-Kermouni Serredj un personnage de vieille souche andalouse qui, sa vie durant, fut consacré à la musique andalouse auprès des grands maîtres (Cheikh Mohamed Benchaabane dit Boudelfa, Cheikh Moulay Djilali Ziani, Mâallem Makhlouf Rouch dit B’taina…). C’est là aussi qu’il va rencontrer pour la première le grand esthète et amateur d’art le professeur Mohamed Bekkhoucha un puits de connaissances en matière de musique, auteur d’une demie douzaine d’œuvres sur le patrimoine populaire d’auteurs (Said al Mandassi, Lakhdar Benkhlouf, Mohamed Ben M’saib…). C’est auprès de cet esthète qu’il sera sensibilisé au goût des rebiiate (floralies) des poètes Ahmed Bentriqui, Mohamed Bendebbah qu’il interprétait à merveille. Mustapha Senouci Bereksi intégrera très jeune l’orchestre de Cheikh Omar Bekhchi au moment où ce dernier fut sollicité par les adhérents du cercle ‘’les jeunes algériens‘’ à guider leurs pas pour la création d’un orchestre. Très doué dans le jeu de la kouitra il fit preuve de grandes qualités qui ne manquèrent pas d’attirer l’attention de Cheikh Larbi Bensari. Il côtoiera pendant plus de vingt ans ce maître jusqu’à la fin de sa vie réalisant à ses côtés les enregistrements pour la radio de 1942 à 1962. A la mort du grand maître la direction de l’orchestre reviendra à Mustapha Senouci Bereksi. Il sera avec Cheikh Abderrahmane Sekkal, Mohamed Benkebil, Bachir Zerrouki, Mohamed Bensari, Kheireddine Aboura, Mohamed Bouali et d’autres encore un témoin des derniers grands moments musicaux vécus à Tlemcen pendant la seconde partie du vingtième siècle. Les mélomanes garderont pour toujours le souvenir des cafés-concerts qu’il animait lors des longues veillées du mois de ramadhan.