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Les Shorts à la bonne taille ! À l’aube du XXᵉ siècle, Paris s’éveille entre les ombres des ruelles étroites et les premiers rayons d’une modernité mécanique. Tandis que l’électricité grignote l’obscurité et que les voitures charrient les promesses du progrès, une fièvre sourde gagne le cœur des déclassés : celle d’une révolte prête à exploser. C’est dans cet univers de contrastes que surgit la bande à Bonnot, une poignée d’hommes aux cœurs enflammés par l’idéologie anarchiste. Sous l'égide du charismatique Jules Bonnot, mécanicien féru de machines et rêveur de justice sociale, cette troupe déshéritée mélange idéalisme et brutalité. Autour de lui gravitent des figures sulfureuses comme Octave Garnier, René Valet ou encore André Soudy, des jeunes hommes révoltés par les inégalités de leur époque, des survivants échappés du gouffre de la misère. Dans le Paris des années 1910, ils se nourrissent des écrits de Kropotkine et rêvent de renverser un système capitaliste jugé inique. Mais leurs rêves se teintent de pragmatisme violent : ils choisissent de financer la lutte anarchiste par l'expropriation des banques. Ils ne voient pas leurs actes comme des crimes, mais comme une déclaration de guerre. Les premiers assauts : audace et mécanique L’année 1912 commence par un coup de tonnerre. Le 21 décembre 1911, un événement inaugural marque leur ascension dans les récits populaires : l'attaque de la Société Générale à Chantilly. Les malandrins, armés jusqu’aux dents, s’enfuient à bord d'une automobile volée, une Delaunay-Belleville rutilante, semant la confusion chez les forces de l'ordre habituées aux carrioles poussives. Les premières semaines de 1912 voient se succéder les méfaits. Banques, transports de fonds et bourgeois terrorisés jalonnent leur parcours. Chaque acte est un mélange de calcul froid et d’audace inédite. Mais ce qui frappe davantage encore est l’apparition d’une arme nouvelle : l’automobile, que Bonnot conduit avec maestria. Ce destrier d'acier, symbole de la modernité, leur donne l’avantage sur des policiers encore à cheval ou mal équipés. Les Brigades du Tigre à la traque Face à l’insaisissable bande, l’État s’organise. Georges Clemenceau, surnommé "le Tigre", a récemment mis sur pied des unités spéciales, les fameuses Brigades mobiles, connues sous le nom évocateur de Brigades du Tigre. Ces hommes, armés de téléphones, de photographies d’identification et de voitures, incarnent une révolution dans l’application de la loi. Mais, malgré leurs moyens, ils peinent à suivre la fulgurance des anarchistes. La tension entre la bande et les brigades monte, chaque assaut étant une déclaration de guerre ouverte. À une époque où les journaux relatent avidement ces affrontements, le mythe s’épaissit. La population, fascinée, oscille entre la peur viscérale et une admiration trouble pour ces hommes qui osent défier les puissants. Le siège de Choisy-le-Roi : la fin de la liberté Mais comme une comète qui brûle trop vivement, la bande à Bonnot est condamnée à s’éteindre dans une explosion finale. Après une cavale haletante et plusieurs escarmouches sanglantes, Bonnot et ses derniers acolytes se retranchent dans une maison à Choisy-le-Roi. Le 28 avril 1912, l’impasse devient leur tombeau. Face à eux, une armée improvisée d’agents, de soldats et de civils armés fait le siège. Clemenceau suit la scène de près, galvanisant les troupes. Après des heures d’affrontements, le crépitement des balles cède la place au fracas des explosifs. Bonnot, blessé mais digne, est achevé dans un ultime assaut. Ses compagnons, eux aussi pourchassés, tombent l’un après l’autre dans les semaines suivantes. Mais le spectre de leur lutte continue d’infuser les esprits. Héritage : tragédie et légende La bande à Bonnot incarne une révolte désespérée, où l’idéalisme se mêle aux ombres de la criminalité. Leur usage visionnaire de la technologie, leur défi au pouvoir et leur chute spectaculaire en font des figures ambiguës, oscillant entre héros modernes et bandits tragiques. Quant aux Brigades du Tigre, leur triomphe marque un tournant dans l’histoire policière : la victoire de l'ordre sur l'anarchie, mais aussi l'avènement d’une surveillance plus rationnelle et plus impitoyable. La France de 1912 a changé, et au cœur de cette mutation reste l’histoire de quelques hommes qui, pour un instant, ont osé renverser le cours du destin. M.L.Q.®