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Dans la neige froide ils marchaient sans voix, Le deuil dans le dos, la montagne en loi, Le loup devant, comme une flèche de haine, Et l’homme derrière qui cherchait la sienne. Le vent portait mille questions, Trente minutes de lourds sillons, — « Comment traquer l’ombre qui fend les cieux ? » Les yeux d’ambre n’ont pas quitté les lieux. — « J’ai vu son pic dans la lumière grise, Son odeur vit dans ma mémoire précise. » Et l’homme comprit dans le pas du loup Que la vengeance sait où elle va, surtout. Deux routes pour un même hiver, Deux crocs levés contre l’enfer, Un cœur d’homme, un cœur sauvage, Un seul serment sur leur passage. — « Et face au dragon, que feras-tu ? Mordre sa griffe ? » Le silence se rompt, presque perdu. — « Et toi, mange-terre, as-tu une voie ? » Alors dans la cendre une braise flamboie. Des noms anciens reviennent en lui, Des fous, des frères, des lames de nuit, Une meute d’acier contre le froid, Des chasseurs de légendes et d’effroi. Deux routes pour un même hiver, Unir les crocs, unir le fer, Le loup pour l’ombre, l’homme pour l’appel, Et la mort blanche au bout du ciel. — « Je trouve la tanière dans la pierre et le vent. — Toi trouve les tiens, marche maintenant. Au pied du mont nos traces seront La meute des mange-terre contre le dragon. » — « Je ne porte pas ce nom ! » — « C’est le tien en langue de loup. » Et dans la neige leurs pas résonnaient, Comme un tambour qui renaissait, Quand l’homme brisé releva les yeux La chasse venait de naître à deux. Histoire : Aldric marche dans la neige derrière le loup solitaire, encore incertain de la raison qui le pousse à avancer. Le silence entre eux est lourd, mais son esprit, lui, est en tumulte. Finalement, il interroge l’animal : comment espère-t-il retrouver une créature qui vole ? Le loup répond sans même se retourner qu’il a vu de quelle montagne venait le dragon et qu’il en porte l’odeur dans sa mémoire. Sa vengeance a déjà une direction. Quand Aldric lui demande ce qu’il compte faire face à une telle bête, la réponse brutale du loup le renvoie à sa propre passivité. C’est alors que, pour la première fois depuis le drame, une pensée claire renaît en lui : il connaît des aventuriers assez fous pour affronter un dragon. Grâce au loup, ils savent où chercher ; avec une compagnie d’armes, ils auront une chance. Il propose ce plan. Le loup s’arrête, réfléchit, puis organise leur chasse : lui partira trouver le repaire dans les hauteurs, l’humain ira rassembler sa « meute de mange-terre ». Ils se retrouveront au pied de la montagne pour tuer le dragon ensemble. Dans cet échange rude, presque moqueur, quelque chose naît pourtant : un but commun, une stratégie… et les premiers pas d’une alliance. Aldric n’est plus l’homme couché sur une tombe. Il redevient un rôdeur en marche, porté par la traque, tandis que le loup accepte, à sa manière, de ne plus chasser seul.