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Origines antiques et résurrection moderne. Le terme « gouvernance » puise ses racines dans le grec kubernân signifiant « piloter un navire », passé par le latin gubernare (« diriger, gouverner ») . En ancien français, il a d’abord désigné le « gouvernement » au sens de l’art de gouverner, avant de tomber en désuétude après le XIVe siècle. Il fait un retour remarqué dans les années 1990 sous l’influence de l’anglais governance, avec un sens renouvelé . Les institutions internationales comme l’ONU ou la Banque mondiale remettent alors le mot à l’honneur pour promouvoir un nouveau mode de gestion publique faisant la part belle à la société civile, tout en marquant une distance avec la notion de gouvernement traditionnel . Définitions contemporaines plurielles. Aujourd’hui, « gouvernance » est devenu un mot-valise évoquant la manière dont un domaine est dirigé ou régulé – ou encadré comme nous verrons que c’est le cas de la gouvernance des données, de l’IA ou du système d’information. Par définition, il renvoie non pas à une autorité unique mais à un système d’acteurs, de règles et de processus orientant une activité donnée . Nous étudierons d’ailleurs dans un prochain article les liens entre les systèmes de gouvernance et l’analyse systémique. Cependant, ces interprétations divergent selon les disciplines. En gestion d’entreprise, la gouvernance renvoie classiquement aux mécanismes de contrôle et de décision au sommet des organisations – par exemple, l’articulation des pouvoirs entre actionnaires et direction dans la corporate governance . En science politique et relations internationales, le terme est associé aux principes de « bonne gouvernance », incluant transparence, participation et la publication des comptes . De fait, le concept s’est diffusé tous azimuts depuis trente ans, s’appliquant à la gouvernance des entreprises, des ONG, des États, d’Internet voire de la famille, avec une prolifération de variantes sectorielles . À chaque contexte, sa définition et ses indicateurs, au point que le flou sémantique alimente un certain nombre de malentendus. Du concept aux pratiques : données et SI sous contrôle. La « gouvernance des données » et la « gouvernance du système d’information » illustrent l’essor de ce vocabulaire dans le domaine numérique. La gouvernance des données désigne, au niveau d’une organisation, la stratégie et les procédures pour gérer le cycle de vie des données (collecte, stockage, accès, qualité, sécurité, archivage, etc.) afin d’en optimiser la valeur et de respecter les obligations réglementaires . À une échelle socio-politique, elle renvoie aussi aux normes et cadres mis en place pour encadrer les flux de données (publics ou privés) au-delà des considérations purement techniques . Les enjeux sont cruciaux : une bonne gouvernance des données promet des décisions mieux informées, une conformité accrue (ex. RGPD) et une confiance renforcée des utilisateurs. Toutefois, dans la pratique, de nombreuses initiatives peinent à tenir ces promesses. Des études montrent que beaucoup de programmes de gouvernance des données échouent lorsqu’ils se limitent à une approche technico-administrative déconnectée des objectifs stratégiques de l’entreprise . Sans alignement clair avec le métier, la « donnée » risque de rester un gisement mal exploité malgré tous les comités et chartes mis en place. Repensez à la vague médiatique du Big Data ! De son côté, la gouvernance du système d’information (SI) vise à assurer que l’informatique d’une organisation serve efficacement sa stratégie et crée de la valeur. Concrètement, il s’agit de fixer des objectifs au SI en cohérence avec les priorités de l’entreprise, puis de définir comment les projets et ressources IT contribueront à la performance collective, avec une répartition claire des responsabilités entre DSI, directions métiers et gouvernance d’entreprise . Des référentiels comme COBIT ou ISO 38500 offrent des bonnes pratiques pour aligner technologie et besoins d’affaires, gérer les risques et mesurer les résultats. Là encore, les intentions se heurtent souvent à la réalité. Dans bien des cas, la gouvernance SI reste un discours incantatoire consigné dans des documents officiels, sans effet tangible sur le pilotage quotidien . Cette gouvernance « sur le papier » traduit une confusion des objectifs et des méthodes, rendant sa mise en œuvre opérationnelle difficile . Les dérives bureaucratiques guettent, au risque de transformer un outil de management en couche supplémentaire de complexité.