У нас вы можете посмотреть бесплатно Cri de guerre | Al Hârith ibn 'Abbad | Traduction française originale или скачать в максимальном доступном качестве, видео которое было загружено на ютуб. Для загрузки выберите вариант из формы ниже:
Если кнопки скачивания не
загрузились
НАЖМИТЕ ЗДЕСЬ или обновите страницу
Если возникают проблемы со скачиванием видео, пожалуйста напишите в поддержку по адресу внизу
страницы.
Спасибо за использование сервиса ClipSaver.ru
La guerre de Basus et le cri de vengeance d'al-Harith ibn 'Abbad Ce poème s'inscrit dans le cadre de la guerre de Basûs (حرب البسوس), l'un des conflits tribaux les plus célèbres et les plus meurtriers de l'Arabie préislamique. Cette guerre opposa pendant près de quarante ans — de 494 à 534 environ — les tribus de Taghlib ibn Wā'il et de Bakr ibn Wā'il, deux branches de la grande confédération nejdite de Rabī'a. La guerre éclata en 494 pour un motif apparemment futile. Kulayb ibn Rabī'a al-Taghlibī, seigneur tyrannique des clans de Taghlib, tue un jour la chamelle d’un hôte de la tribu Bakr sous prétexte que celle-ci est entrée sur ses pâturages. Al-Basūs bint Munqidh, la femme qui avait accordé l’hospitalité au chamelier, appelle à la vengeance. Un membre de la tribu, Jassâs, rejoint Kulayb et l’assassine. Apprenant la nouvelle, le frère de Kulayb, 'Adī ibn Rabī'a, dit Al-Muhalhil (« le Déchirant ») poète et guerrier redoutable, jure de venger son frère. Il refuse toutes les compensations offertes par les Tamîm, qui proposèrent successivement de livrer le meurtrier Jassās, son frère Hammām alors fameux guerrier (considéré comme l'égal de Kulayb), ou encore mille chamelles noires. Mais Al-Muhalhil rejeta ces offres, déclenchant ainsi une guerre qui allait durer des décennies. Les jours de bataille (أيام العرب) se succédèrent : le jour d'al-Nahā, le jour de Zubayd, le jour d'al-Dhanā'ib (où fut tué le frère de Kulayb, Shībān), et beaucoup d’autres. Dans la plupart de ces batailles, Taghlib l'emporta, infligeant de lourdes pertes aux clans de la tribu de Bakr. Mais al-Muhalhil, aveuglé par sa soif de vengeance, commet une erreur : il ne se contente pas de poursuivre la branche des Bakr responsable du meurtre (les Banu Shaybân) mais s'attaque également aux autres clans de Bakr restés neutres, notamment les Banū Qays ibn Tha'laba, dirigés par le sage al-Hārith ibn 'Abbād. Al-Hārith ibn 'Abbād ibn Ḍubay'a al-Bakrī (décédé vers 50 avant l'Hégire / 570 de notre ère) était un chef chrétien de Yamāma (dans le Nejd) et l'un des sages les plus respectés de l'Arabie préislamique. Pendant toute la durée du conflit, il était resté à l'écart, refusant de s'impliquer dans une guerre qu'il jugeait insensée. C'est de lui que provient l'expression proverbiale : « Je n'ai dans cette affaire ni chamelle ni chameau » (لا ناقة لي في هذا ولا جمل), signifiant « cela ne me concerne pas ». Al-Muhalhil, dans son excès, captura le fils d'al-Hārith, un jeune homme nommé Bujayr, qui n'avait jamais participé aux hostilités. Al-Hārith l'avait envoyé en émissaire de paix auprès d'al-Muhalhil, avec une lettre demandant la réconciliation. Mais al-Muhalhil, méprisant, exécuta Bujayr avec une lanière de sandale (شِسع نَعل), disant : « Qu'il paye pour la lanière de sandale de Kulayb ! » — insulte suprême, puisqu'une lanière de sandale était l'objet le plus vil qui soit, et que Bujayr était traité comme un objet sans valeur. Lorsque al-Hārith apprit la nouvelle, il crut d'abord que Bujayr avait été tué en compensation équitable de Kulayb, ce qui aurait permis la paix. Il dit : « Quelle excellente mort, une mort qui réconcilie les fils de Wā'il ! » Mais lorsqu'on lui rapporta les paroles d'al-Muhalhil — « pour une lanière de sandale » — le vieillard entra dans une rage terrible. Al-Hārith composa alors sa fameuse qaṣīda de guerre, où le refrain obsédant « Amenez-moi ma jument al-Na'āma ! » (قَرِّبا مَربَطَ النَعامَةِ مِنّي) revient plus de quatorze fois. Al-Na'āma était sa jument légendaire, la plus rapide de son temps. Il la fit venir, lui coupa la crinière et la queue — geste rituel inaugurant une vendetta sans merci, dont il fut le premier instigateur dans l'histoire arabe — et chevaucha vers la guerre. Le tournant de la guerre survint lors du jour de Taḥlāq al-Limam (« le jour du rasage des chevelures »). Al-Hārith ordonna à ses guerriers de se raser la tête pour se distinguer des ennemis sur le champ de bataille, permettant ainsi aux femmes qui suivaient l'armée de reconnaître les leurs et de secourir les blessés alliés tout en achevant les ennemis. Lors de cette bataille décisive, al-Hārith captura al-Muhalhil lui-même, sans le reconnaître. Il lui demanda : « Indique-moi où se trouve 'Adī ibn Rabī'a et je te libérerai. » Al-Muhalhil répondit : « Jure-le-moi. » Al-Hārith jura. Alors al-Muhalhil dit : « C'est moi, 'Adī ! » Al-Hārith, fidèle à son serment, lui coupa la crinière (signe d'humiliation) mais le libéra. Peu de temps après, les Taghlib viendront demander la paix aux clans de Bakr et l’on verra la fin de la guerre de Basûs. La guerre de Basûs devint proverbiale dans la littérature arabe comme le symbole même de l'absurdité des vendettas tribales. L'expression « plus néfaste que la guerre de Basus » (أشأم من حرب البسوس) désigna dès lors tout conflit dévastateur déclenché par un motif dérisoire. #poesie #arabicpoetry #traductionfrançaise #arab #arabe #desert #diwan #art #histoire #history #islam #preislamicarabia