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phrase attribuée à Christophe André — résonne comme un constat à la fois intime et universel. Elle met en lumière une blessure psychologique profonde : le sentiment d’indignité affective. Derrière ces mots se cache une réalité silencieuse mais répandue — celle de personnes qui doutent non pas de l’existence de l’amour, mais de leur droit à le recevoir. Se sentir « indigne d’être aimé » ne signifie pas ne pas vouloir d’amour. Au contraire. Cela traduit souvent un désir immense d’attachement, mêlé à la conviction douloureuse de ne pas le mériter. Ce sentiment peut s’enraciner dans l’enfance, lorsque l’amour reçu était conditionnel, instable ou teinté de critiques. Un enfant qui grandit en percevant qu’il doit être parfait, sage, performant ou discret pour être accepté peut intégrer l’idée que sa valeur dépend de ce qu’il fait, et non de ce qu’il est. À l’âge adulte, cette croyance devient un filtre invisible. Elle influence les relations amoureuses, amicales et professionnelles. La personne peut se montrer hyper-exigeante envers elle-même, redouter l’abandon, ou au contraire saboter des relations prometteuses par peur d’être « découverte » comme insuffisante. Elle peut accepter moins que ce qu’elle mérite, tolérer des comportements irrespectueux ou s’effacer pour conserver l’affection de l’autre. Car au fond, elle pense : « S’ils savaient vraiment qui je suis, ils ne m’aimeraient pas. » Il y a aussi ceux qui pensent ne pas mériter l’amour à cause de leurs erreurs passées. Une faute, un échec, une rupture, une faiblesse peuvent devenir une condamnation intérieure. La culpabilité se transforme alors en sentence permanente : « Je n’ai pas été assez bien. Donc je ne mérite pas d’être aimé. » Cette logique est cruelle, car elle refuse à l’être humain son droit fondamental à l’imperfection. La réflexion de Christophe André invite à distinguer deux dimensions essentielles : la valeur intrinsèque et l’estime de soi. La valeur intrinsèque est inconditionnelle. Elle ne dépend ni des réussites ni des échecs. Elle est liée au simple fait d’exister. L’estime de soi, en revanche, peut fluctuer selon les expériences et le regard des autres. Confondre les deux conduit à croire que l’amour doit se gagner, alors qu’il devrait pouvoir se recevoir. Ce sentiment d’indignité n’est pas une fatalité. Il peut être apprivoisé, compris et progressivement transformé. La thérapie, l’introspection, la bienveillance envers soi-même et des relations sécurisantes permettent de déconstruire cette croyance. Apprendre à s’aimer ne signifie pas devenir narcissique ou prétentieux ; cela signifie reconnaître sa vulnérabilité sans en faire une preuve d’infériorité. L’amour véritable ne se fonde pas sur la perfection. Il se nourrit d’authenticité, de partage et d’acceptation. Lorsque quelqu’un commence à croire qu’il mérite d’être aimé, il change subtilement sa posture face au monde : il ose davantage, il se montre plus vrai, il choisit des relations plus équilibrées. Il cesse de mendier l’amour et commence à l’accueillir. Cette phrase nous rappelle finalement une vérité simple mais essentielle : la dignité d’être aimé ne se négocie pas. Elle ne se mérite pas. Elle ne se prouve pas. Elle est inhérente à notre humanité. Et peut-être que le premier pas vers l’amour des autres est d’accepter, doucement, que nous en sommes dignes nous aussi.