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La réunion de la commission mémoire de l'aviation civile 2025 s'est tenue le 20 novembre au siège de la DGAC, 50 rue Henry Farman. Récapitulatif sur le site Passion Patrimoine Mémoire de l’Aviation Civile https://passion-pmac.fr Lien de la playlist « 5k Commission mémoire de l’aviation civile 2025 » • 5k Commission mémoire de l'aviation civile... Lien du Support de présentation https://www.calameo.com/ppmac/read/00... Lien du compte rendu https://www.calameo.com/ppmac/read/00... Lien de l’annuaire de la commission mémoire https://www.calameo.com/ppmac/read/00... Le Musée franco-allemand du radar : renaissance d’un lieu de mémoire I. Origines et métamorphoses Créé en 1994 pour le 50e anniversaire du Débarquement, le musée du radar de Douvres-la-Délivrande peina longtemps à trouver son public : 3 000 à 5 000 visiteurs par an, une réputation médiocre, une image trop technique. En 2004, à l’occasion du 60e anniversaire, il fut rebaptisé Musée franco-allemand du radar, symbole de réconciliation entre la ville normande et sa jumelle allemande, Orlenbach. La même année, il entra à l’inventaire des monuments historiques, mais resta limité à 3,5 hectares d’un site originel de 35 hectares, marqué par le secret militaire et des archives longtemps inaccessibles. II. Le tournant de 2013-2014 Un événement fortuit changea la donne : le transfert du radar TA-10 d’Orly vers le musée. Ancien contrôleur aérien, je découvris alors l’importance opérationnelle des bâtiments, notamment le grand bunker de 400 m², poste de commandement de la station radar. Ce fut le point de départ d’une réflexion nouvelle : redonner sens au lieu en articulant mémoire historique et compréhension technique. III. La reprise associative En 2020, l’association des Amis du musée reprit la gestion, avec des moyens dérisoires. Le choix fut clair : rompre avec l’image d’un musée technique et s’appuyer sur l’histoire comme porte d’entrée. Comme une mélodie de Barry Lyndon qui rend la musique classique accessible, l’histoire du Débarquement attire les visiteurs, lesquels découvrent ensuite la technologie radar. Le pari réussit : de 7 500 visiteurs lors des anniversaires, nous sommes passés à 17 000 en 2024, avec deux emplois créés grâce aux seules recettes de billetterie. IV. Valeurs universelles et projet scientifique Le musée s’inscrit dans le mouvement de candidature des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l’UNESCO, porteur des valeurs de liberté, paix et réconciliation. L’image des tombes jumelles – un soldat allemand et un britannique enterrés côte à côte en juin 1944 – incarne cette fraternité. Notre projet scientifique et culturel repose sur trois axes : • La technologie : seule institution en Europe à faire de l’histoire du radar son thème central, contribuant à réconcilier le public avec la science. • L’humain : témoignages allemands et alliés, mise en avant des personnels féminins (70 à 80 % dans les transmissions et radars). • La paix : un message universel, renforcé par des reconstitutions artisanales qui préfigurent une professionnalisation future. V. Diagnostic et perspectives Les études menées en 2022-2023 ont révélé le potentiel archéologique du site, qualifié de « pépite » par les spécialistes. Les préconisations incluent la restauration des réseaux de circulation et des ventilations d’époque. Ce travail patient, mené en dialogue avec les institutions, a convaincu les collectivités locales. Un projet d’investissement d’un million d’euros est lancé, financé pour partie par billetterie et panneaux solaires, mais nécessitant encore soutien et mécénat. VI. Conclusion Le musée franco-allemand du radar, longtemps marginal, est devenu un lieu vivant, porteur d’histoire, de science et de fraternité. Sa renaissance illustre combien passion, persévérance et coopération peuvent transformer une contrainte en levier, et un site oublié en emblème de mémoire partagée.