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Le bazar en ligne débarque au Bazar de l’Hôtel de Ville! Avec l’ouverture de son magasin au BHV Marais, le géant chinois Shein de l’ultra fast-fashion va dorénavant avoir pignon-sur-rue. Mais la photo dont on vous parle aujourd’hui nous emmène à 12.000 kilomètres de Paris. A Guangzhou, plus connu sous le nom de Canton. C’est là-bas que se trouve le Village Shein où sont fabriqués des millions de produits Made in China. Sur la photo, au premier plan, un homme, debout, manipule un tissu noir. A ses côtés, à leur table de travail, un autre homme et des femmes, surtout. Au-dessus de toutes ces petites mains, des ventilateurs égayent la scène avec leurs hélices colorées en forme de pétales de fleurs. Jaune, verte, rose… C’est un champ de fleurs qui s’étire au milieu d’un parterre de machines à coudre. Cela pourrait être bucolique si la prise de vue au téléobjectif ne rendait l’atmosphère étouffante, dans un intérieur que l’on imagine bruyant. Une prise de vue, bien photographiée, mais somme toute assez banale prise dans un atelier textile comme il en existe des milliers. Et pourtant, cette image ne raconte pas tout… On se doute que la photographe chinoise Jade Gao de l’AFP a été accréditée pour faire sa photo chez le fournisseur de Shein. Elle est acceptée, on pourrait dire approuvée, par la direction. Mais ce que l’on ne voit pas, ce sont les conditions de travail des ouvriers. Pourtant, des reportages d’investigations de grands médias internationaux parlent d’exploitation des travailleurs dans ce type d’ateliers: jusqu’à 126h de travail par semaine, 7 jours sur 7, ce qui fait des journées de 18h. Tout ça pour un salaire de misère. Sans parler de la pollution engendrée pour produire ses produits bas de gamme, et l’utilisation de produits toxiques pour les confectionner… Sur sa plateforme en ligne, Shein offrirait au quotidien 7.000 nouvelles références, des vêtements, des sacs, des chaussures ou encore des articles pour bébés. C’est un raz de ma-rée de nouveaux produits qui submerge la planète tous les jours… Une réalité qui n’est pas sans conséquences. Des millions de vêtements usagés sont expédiés en Afrique. Ils s’entassent sur les plages du Ghana, forment des montagnes de textile au Kenya, et au-delà même jusque dans le désert d’Atacama au Chili… Ce désert abriterait la plus grande décharge textile du monde, où sont déversés chaque an-née des dizaines de millions de tonnes de vêtements provenant des États-Unis, d'Europe et d'Asie. Toutes ces images que l’on ne saurait voir… La pub comme les fashionistas au sur-pouvoir d’influence sur les réseaux sociaux se cachent bien de nous les montrer. Et pourtant, des reportages nous alertent sur l’impact de la mode jetable qui se fait au détriment de la planète et des hommes. La mode jetable, c’est aussi un grand producteur de gaz à effet de serre et cela pour quelques dollars de plus… De quoi nourrir les débats de la prochaine COP 30 qui s’ouvre lundi prochain, le 10 novembre, à Belém au Brésil. © Jade Gao / AFP. Une chronique diffusée sur TSF Jazz mercredi 5 novembre 2025 à 8h15.