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je suis intervenu à 2 reprises : Lors de nombreuses interventions, on nous cite des exemples susceptibles de provoquer une certaine émotion. Or, dans une période où l’on débat beaucoup de la place de la science, et où certains vont jusqu’à affirmer que la Terre est plate, il est important de rappeler qu’un exemple est une illustration, pas une démonstration. En revanche, un contre-exemple peut suffire à invalider une démonstration. Je voudrais revenir sur l’idée selon laquelle le développement des soins palliatifs pourrait tout résoudre. J’ai, pour ma part, un exemple très concret. Ma mère est en EHPAD, elle a 95 ans, elle s’éteint progressivement, et cet établissement est rattaché à un service médical disposant de soins palliatifs remarquables. Pourtant, il y a trois semaines, une personne s’est défenestrée en sautant du troisième étage pour mettre fin à ses jours, précisément parce qu’elle ne relevait pas des soins palliatifs. Cela montre que cette souffrance existe, qu’elle persiste, et qu’il faudra bien la prendre en compte et savoir l’entendre. Le deuxième point sur lequel je souhaiterais revenir concerne la réflexion philosophique. Comme beaucoup d’entre vous, je me suis plongé dans certaines lectures. J’ai notamment lu Pensée et la mort de Vladimir Jankélévitch, qui écrivait à son époque qu’il ne fallait pas légiférer, que cela devait se faire dans le colloque singulier entre le médecin et son patient : « ni vu, ni pris, on ne dit rien ». Je crois justement que nous avons évolué depuis. Nous ne pouvons plus rester dans cette forme d’hypocrisie, dans ce non-dit. Mettre des règles, instaurer une décision collégiale qui soutient les soignants et qui garantit aussi la société, me paraît être un véritable progrès par rapport à cette omerta qui existait auparavant. Je voudrais apporter, puisqu’on parle beaucoup de statistiques, le témoignage d’un excellent débat qui a eu lieu la semaine dernière sur Public Sénat. À cette occasion, un médecin en soins palliatifs a rappelé que 50 % des décès dans les services de réanimation résultent d’un arrêt de traitement. On peut appeler cela comme on veut, mais lorsqu’on arrête un traitement et que la personne décède, on ne peut pas prétendre que ce dont nous parlons aujourd’hui serait quelque chose de totalement révolutionnaire. Cela existe déjà. Cela existe tous les jours. Cela existe en ce moment même. Il y a des personnes que l’on débranche parce que l’on est arrivé au bout des soins, et l’on connaît alors parfaitement l’issue.