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Madame la Présidente.Monsieur le Ministre, je ne peux pas saluer Madame la Ministre de l'Agriculture, bien qu'elle soit quand même particulièrement concernée. Je compte sur vous pour lui transmettre quand même nos recommandations, et Monsieur le Rapporteur général, mes chers collègues. L'enseignement agricole est en passe de gagner son pari de l'attractivité retrouvée. À la rentrée 2025, la barre des 20 000 jeunes dans l'enseignement technique agricole est dépassée. La progression des effectifs est de 7% ces 5 dernières années, dans le contexte démographique qui a été rappelé. C'est dans ce contexte que s'inscrivent les crédits du programme 143 pour l'enseignement technique agricole. Ceux-ci s'établissent à 1,46 milliards d'euros hors casse-pension, soit un budget stable par rapport à l'année dernière. Et la Commission culture a donné un avis favorable à ces crédits. Je tiens toutefois à alerter sur le caractère extrêmement rigide des dépenses de ce programme, puisque plus de 95 % d'entre elles sont contraintes. Aussi, la Commission de la culture met en garde contre toute tentation d'effectuer des économies supplémentaires qui auraient certes un effet à très court terme, mais qui seraient préjudiciables à moyen terme sur l'attractivité de l'enseignement agricole. Nous avions particulièrement mal vécu le coup de rabot de 2025, qui avait supprimé 45 équivalents temps plein, alors que les effectifs croissaient et que 4000 étaient préservés pour l'Éducation nationale. Par ailleurs, il conviendra de porter une attention particulière à trois sujets. Il s'agit tout d'abord du Pacte enseignant. Celui-ci rencontre un succès certain dans l'enseignement agricole. 97% des crédits ont été consommés l'année dernière et la réduction de 20 millions d'euros de cette ligne budgétaire risque de voir l'ensemble des crédits du Pacte consommés au premier semestre 2026. Une décision devra être prise pour la rentrée prochaine, soit abonder cette enveloppe ou bien mettre fin au Pacte, mais en prenant le risque que certaines missions qui ne seraient plus réalisées. Deuxièmement, les effectifs accueillis dans les MFR sont supérieurs à ceux sur lesquels le budget a été construit, conduisant à une dotation insuffisante que le ministère aura l'obligation légale d'abonder. Enfin, un contentieux est en cours avec le Conseil national de l'enseignement agricole privé au sujet de subventions accordées. Donc, il convient de prévoir une probable contribution, mais j'apprends qu'un amendement va être déposé de plus de 21 millions d'euros qui devraient donc faire face à cette problématique. Surtout, nous devons dès à présent penser à regarder vers 2030, qui est la date clé fixée par la Loi d'orientation pour la souveraineté agricole et le renouvellement des générations. Je pense bien évidemment aux objectifs d'accroissement des effectifs, mais aussi au déploiement du Bachelor Agro. À ce sujet, quelques chiffres permettent de mesurer l'effort à faire. 10 Bachelors Agro ouvrent sous statut scolaire à la rentrée 2026 avec 5 équivalents temps plein. Le ministère souhaite en ouvrir 100 à la rentrée 2027, 300 à la rentrée 2030. Les moyens à partir de 2027 devront être à la hauteur des ambitions affichées par notre pays pour sa souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations d’agriculteurs.