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Dans cette conférence majeure, Philippe Meirieu propose une réflexion profonde sur les liens entre pédagogie et politique, en les replaçant dans les enjeux éducatifs contemporains. À partir de son intervention en Argentine, il montre que l’acte d’enseigner n’est jamais neutre : il engage une certaine idée de l’être humain, de la société, de la démocratie et du monde que nous voulons construire ensemble. Dès le début de sa prise de parole, Philippe Meirieu exprime son émotion d’être accueilli et honoré par le syndicat enseignant. Il insiste sur l’importance de la solidarité dans un monde qui a un besoin urgent d’éducation. En évoquant l’orchestre présenté avant son intervention, il souligne avec force que l’école publique peut être un lieu extraordinaire pour déjouer les fatalités économiques, sociales et culturelles, en permettant à des enfants et à des jeunes de construire ensemble un projet commun, de faire l’expérience de la fierté collective et de découvrir qu’ils peuvent produire le meilleur avec les autres. À travers le thème “Éducation et politique”, Meirieu rappelle que les rapports entre le pédagogue et le politique n’ont jamais été simples. En revenant à la figure de Socrate, condamné parce qu’il incitait la jeunesse à penser par elle-même, il montre que le pédagogue est souvent celui qui pose les questions qui dérangent, là où le pouvoir préfère parfois imposer des réponses toutes faites. Le rôle de l’éducation est alors de former des sujets capables d’interroger le monde, de résister aux évidences imposées et de ne pas se soumettre aveuglément aux puissants. Philippe Meirieu propose ensuite une idée centrale qui traverse toute sa conférence : ce qui vaut la peine d’être enseigné, c’est ce qui libère et ce qui unit. L’éducation doit d’abord libérer l’enfant de ses préjugés, de ses enfermements, des fatalités sociales, culturelles ou idéologiques, afin de développer son pouvoir d’initiative et sa capacité à devenir sujet. Mais elle doit aussi unir, en permettant à chacun de se sentir appartenir à une collectivité capable de construire un monde meilleur, non pas dans la concurrence généralisée, mais dans la solidarité. C’est à partir de là qu’il critique plusieurs modèles de société et plusieurs politiques éducatives contemporaines. Il dénonce les systèmes qui n’enseignent que “ce qui unit” sans libérer, comme les sociétés dictatoriales, et ceux qui n’enseignent que “ce qui libère” sans unir, comme certaines sociétés libérales individualistes. Pour lui, la pédagogie authentique doit toujours articuler ces deux dimensions : former des individus libres et capables de construire des collectifs démocratiques. Il met également en garde contre la prolétarisation des enseignants, c’est-à-dire contre le risque de voir les professeurs réduits à de simples exécutants appliquant des “bonnes pratiques” décidées à leur place par une technocratie éducative internationale. Meirieu rappelle que l’enseignement n’est pas l’application mécanique de méthodes miracles. Il s’oppose fortement à l’idée d’une “pédagogie scientifique” qui dicterait les comportements en classe comme on appliquerait une procédure industrielle. Pour lui, la recherche scientifique est indispensable pour éclairer l’action éducative, mais la pratique pédagogique reste toujours une transaction humaine, irréductible à une simple somme de protocoles. Enfin, Philippe Meirieu conclut sur une image forte : dans une société dominée par l’individualisme, la concurrence et la violence symbolique, chaque classe peut devenir un territoire de l’espoir. En faisant vivre à leurs élèves une expérience quotidienne de solidarité, d’entraide, de pensée critique et de culture partagée, les enseignants ne changent peut-être pas immédiatement le monde, mais ils rendent possible l’émergence de citoyens capables de le transformer. 📌 Contexte de la conférence Cette vidéo partage la conférence “Educación y Política” de Philippe Meirieu ainsi que son dialogue avec les participantes et participants. Il y aborde les liens entre pédagogie et politique dans une perspective actuelle, à partir des tensions, interpellations et dilemmes éducatifs rencontrés dans le travail quotidien d’enseigner. L’activité a été coordonnée par Alejandra Birgin, Directrice de la Maestría en Políticas Públicas en Educación de l’Universidad Pedagógica Nacional (UNIPE), et Gonzalo Gutierrez, Directeur de l’Instituto de Investigación y Capacitación de los Educadores de Córdoba (ICIEC - UEPC). Entre octobre et novembre 2018, Philippe Meirieu a séjourné en Argentine à l’invitation de l’UNIPE. Lors de son passage à Córdoba, il a visité l’UEPC et a partagé une journée chaleureuse avec plus de 400 enseignantes et enseignants de toute la province. 📌 Crédits et droits Vidéo originale publiée par Conectate ICIEC-UEPC. Conférence de Philippe Meirieu dans le cadre de son passage en Argentine. Tous les droits du contenu original appartiennent à leurs ayants droit respectifs.