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Dans cette intervention marquante, Philippe Meirieu, grande figure de la pédagogie contemporaine, adresse un message fort sur l’avenir de l’éducation, le rôle des enseignants et les dangers qui menacent aujourd’hui l’école dans de nombreux pays. Envoyé dans le cadre d’un colloque consacré à la formation en éducation face aux défis de notre temps, ce message s’inscrit dans une perspective profondément humaniste. Meirieu y exprime une inquiétude majeure : l’éducation cesse progressivement d’être une priorité, tandis que progressent des logiques de répression, d’exclusion, de technocratie et de prétendue efficacité immédiate. Alors que Nelson Mandela affirmait que l’éducation est l’arme la plus puissante pour transformer le monde, Philippe Meirieu constate qu’un certain nombre de gouvernements réduisent aujourd’hui les investissements éducatifs et laissent se diffuser l’idée dangereuse selon laquelle il faudrait “mettre de l’ordre” avant d’éduquer. Pour lui, cette évolution est particulièrement préoccupante, car l’histoire humaine montre au contraire que les progrès de la civilisation se sont toujours appuyés sur un pari éducatif positif : le pari que tous les êtres humains sont éducables et capables de grandir en humanité. Tout au long de cette intervention, Meirieu défend une conviction centrale : les enseignants, les éducateurs et les éducatrices sont irremplaçables. Ils ne transmettent pas seulement des informations, des exercices ou des contenus scolaires. Ils transmettent un rapport vivant au savoir, une exigence de précision, de justesse, de vérité, ainsi qu’une manière d’entrer dans une recherche collective du vrai. L’un des points les plus importants de cette prise de parole concerne la critique de ce qu’il appelle implicitement les illusions de “l’école efficace” : une école réduite à des mesures, des classements, des compétences techniques quantifiables et des comparaisons internationales. Meirieu rappelle qu’en éducation, l’essentiel échappe souvent à la mesure. L’émancipation et la solidarité, qui sont au cœur d’une éducation démocratique, ne se réduisent ni à des statistiques ni à des indicateurs simplifiés. Il met également en garde contre les fantasmes technologiques contemporains, notamment l’idée selon laquelle l’intelligence artificielle, les robots génératifs ou les systèmes d’apprentissage individualisé pourraient remplacer les professeurs. Même si ces outils peuvent représenter de nouveaux défis ou de nouvelles ressources, ils ne peuvent pas remplacer ce qui fait la spécificité d’un éducateur : la relation humaine, la transmission d’un désir de savoir, la confrontation vivante au savoir partagé et la construction du commun. Pour Philippe Meirieu, la culture humaine est une culture partagée. Apprendre seul devant un écran n’est pas équivalent au fait d’apprendre avec d’autres, dans une classe, dans une institution, dans un espace où le savoir se construit collectivement. Lorsque ce qui fait société est le travail commun autour de la vérité, alors la démocratie devient possible. Lorsque ce qui fait société est dominé par les slogans, le complotisme ou les croyances closes, la démocratie est menacée. Cette conférence est aussi une réflexion très riche sur la formation des enseignants. Meirieu explique qu’on ne forme pas des professeurs uniquement en leur transmettant des techniques. Former des enseignants, c’est les aider à articuler plusieurs dimensions fondamentales : la maîtrise des savoirs académiques, la connaissance de l’histoire et de l’épistémologie des disciplines, la compréhension de la psychologie de l’enfant, l’histoire de la pédagogie, et surtout une pratique réflexive capable d’analyser les situations, de comprendre les résistances des élèves et d’inventer des réponses pédagogiques adaptées. En s’appuyant sur de grandes traditions pédagogiques et sur des figures comme Pestalozzi, Freinet, Montessori, Paulo Freire, Rousseau, Makarenko ou encore Olivier Reboul, Meirieu rappelle qu’enseigner n’est pas seulement appliquer des méthodes. C’est porter un projet : le projet d’accompagner chaque personne pour qu’elle devienne un sujet libre et solidaire. 📌 Présentation du contenu original Dans cet audiovisuel, la chaîne partage le message spécialement envoyé par Philippe Meirieu dans le cadre d’un colloque consacré à la formation en éducation face aux défis contemporains. Le message aborde notamment la baisse de l’investissement éducatif, les dangers de l’école technocratique, l’illusion du remplacement des enseignants par les machines, et la nécessité de défendre une éducation fondée sur l’émancipation, la solidarité et la démocratie. 📌 Crédits Vidéo originale publiée par Educación, democracia, política, dignidad (...). Intervention de Philippe Meirieu dans le cadre d’un colloque sur la formation en éducation. Tous les droits du contenu original appartiennent à leurs ayants droit respectifs.