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À Ambatolampy, sous le ciel immense des hautes terres malgaches, s’écrit chaque jour une épopée de feu et de poussière. C’est là, au cœur de cette cité de métal, que l’aluminium entame une métamorphose qui le fait passer du rebut à la cuisine des foyers. Tout ce qui peut contenir de l’aluminium est récupéré et exploité : Des carcasses de moteurs, des jantes tordues, de vieilles pièces de ferraille. Ce n'est pas de la mine que sort cet argent pauvre, mais de la récupération. Trié par des mains expertes il est ensuite jeté dans l'antre du brasier. Le four est une construction robuste, bâtie à même le sol de la cour. Il se compose de briques de terre cuite maçonnées avec un mortier de cendre et de limon, formant un foyer capable de contenir une chaleur infernale. La base du four est enterrée ou surélevée, conçue pour accumuler la chaleur sans la laisser s'échapper. Les parois intérieures, à force de fusions successives, se vitrifient, prenant une teinte sombre et luisante. Par l'ouverture supérieure, les artisans jettent les blocs d'aluminium froid qui s'entassent au-dessus du creuset, attendant que le feu les dévore. Le secret de la fusion à Ambatolampy réside dans la gestion de l'air. L'aluminium demande une température d'environ 660°C pour se liquéfier, mais les fondeurs poussent souvent le brasier bien au-delà pour garantir une fluidité parfaite du métal. Le métal ne fond pas d'un coup ; il s'affaisse lentement, coulant le long des parois du creuset comme de la cire. L'artisan surveille cette métamorphose à l'œil nu, sans lunettes de protection, jugeant de la température à la simple couleur de l'éclat métallique. Pendant que le métal fond, les ouvriers fabriquent des moules, mélangeant le sable fin à la cendre grise pour créer une texture à la fois ferme et poreuse. On presse la "cocotte-mère" dans cette terre pour y laisser un vide adapté. Chaque geste doit être millimétré ; la moindre faille dans le sable, et le métal s'échappera, gâchant des heures de labeur ce qui conduit lors du démoulage à la reprise de toutes les petites imperfections du moule. C’est au tour des fondeurs d’entrer en scène. Le métal en fusion bouillonne dégageant une chaleur élevée. Sans gants, sans tabliers de cuir, les artisans manipulent les creusets incandescents. Le métal liquide est versé d'un geste sûr dans les bouches de sable. La peau, tannée par les années de proximité avec le brasier, les fondeurs parviennent à conserver un équilibre précaire entre la maîtrise technique et le risque permanent de la brûlure. Une fois refroidie, la cocotte émerge de sa gangue de terre. Elle est brute, grise, hérissée d'aspérités. Vient alors l'étape du polissage, le moment où l'objet acquiert la finition avant de partir à la vente. Les meules tournent à toute vitesse, arrachant au métal ses impuretés dans un hurlement strident. Une poussière fine, scintillante et mortelle s'élève. Elle recouvre les visages, paillette les cils et s'insinue, dans les poumons des ouvriers. Ici, le masque est un luxe absent. On respire le métal que l'on façonne, avec les conséquences que l’on imagine Derrière la satisfaction de l'objet fini se cache la tyrannie du quota journalier. Pour que la vie continue, pour que la marmite de l'artisan bouillonne elle aussi, il faut produire. Chaque jour, des dizaines de pièces doivent sortir de l'enfer de sable et de feu. C'est une course contre le temps, une lutte pour la survie où la fatigue est un luxe qu'on ne peut s'offrir qu'une fois la dernière cocotte empilée sur le bord de la route nationale. Ces marmites, qui orneront bientôt les cuisines de toute l'île et d'ailleurs, portent en elles bien plus que des promesses de repas. Elles sont le fruit d'un courage silencieux, où l'effort et chaque éclat de métal reflète le courage et le travail harassant de ceux qui les ont forgées au péril de leur propre souffle. L’usage de ces cocottes, si emblématiques du foyer malgache comporte un autre risque pour la santé. Elles sont à la fois le cœur nourricier de la famille et, paradoxalement, une source d’inquiétude pour la santé. Ce métal, que l'on a dompté par le feu, n'est pas inerte ; il reste vivant et réagit aux saveurs qu’il accueille. L’aluminium est un métal réactif. Lors de la cuisson, des ions métalliques se détachent de la paroi de la cocotte pour s’inviter dans les aliments. Ce phénomène de migration s’accentue drastiquement quand on cuit des aliments acides (tomates, citrons, vinaigre, brèdes mafane) qui attaquent le métal. La sauce ronge littéralement la paroi, libérant des doses d'aluminium bien supérieures aux seuils de sécurité. Par ailleurs, plus la cuisson est longue et intense (mijotages), plus le transfert est important. Audiio_ALNASICK_The-Lullaby_The-Lullaby_Instrumental Audiio_Hidden-Tapes_Stratus_Winter-Wind_Instrumental Mercredi 4 février 2026