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Vous vous en souvenez sans doute, il avait fallu deux longues semaines à Michel Barnier, nommé Premier ministre en France le 5 septembre 2024, pour annoncer la composition de son gouvernement. Un délai qui n’était pas signe de maturité, puisque le Premier ministre démissionnera trois mois après sa nomination, le 5 décembre de la même année. Alors, comment faire pour que votre comité de gouvernance ne suive pas ce mauvais exemple, et fonctionne à la fois dans l’harmonie et dans la durée ? Conseils pratiques. Vous avez déjà lu plusieurs articles sur la gouvernance des données, et vous réflechissez à la comitologie nécessaire pour la faire fonctionner au quotidien. À l’origine mise en place au niveau des organisations européennes, la comitologie « consiste à établir l’organisation d’un ensemble de réunions visant à structurer une ligne de conduite au sein d’un projet et à faciliter la communication entre les parties prenantes pour aboutir à un résultat final en ligne avec les attentes initiales ». En matière de gouvernance, cela consiste à mettre en place un comité de gouvernance. Pourquoi ? Parce que les décisions liées à la gouvernance doivent être acceptées par tous, et le seront plus facilement si elles sont prises de manière collégiale. Éludons tout de suite l’alternative au comité de gouvernance, celle dans laquelle un ou une responsable de la gouvernance déciderait, et imposerait à tous ses positions. Tant mieux si cela fonctionne chez vous, mais ce n’est ni bienveillant ni productif sur le long terme. Choisissez plutôt la démocratie que la dictature. « La démocratie est le pire système de gouvernement, à l’exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l’histoire », expliquait Sir Winston Churchill devant la Chambre des Communes en 1947. Tous les experts, et tous les pratiquants vous conseilleront la mise en place d’un comité de gouvernance. Mais alors, comment le composer ? Une composition adroite du comité de gouvernance des données permet d’éviter deux écueils extrêmes : d’une part l’armée mexicaine, dans laquelle tant de gens décident, qu’il ne reste plus personne pour exécuter les ordres sur le terrain. Et l’oligarchie dans laquelle toutes les décisions sont prises par un petit groupe de personnes, sans tenir compte des aspirations et des contraintes de ceux qui mettront en place les décisions sur le terrain. Pour que le comité de gouvernance fonctionne, ses membres doivent être volontaires et participatifs. Pour cela, je conseille de les séparer en deux groupes, les membres permanents et les membres invités. Les premiers composent le noyau décisionnel du comité ; les seconds y participeront en fonction des sujets traités et de leur expertise. Choix des membres permanents Pour organiser les travaux du comité, il faut un sherpa. Chargé des convocations, des ordres du jour, du respect des sujets abordés, des votes, des comptes-rendus… il ne manque pas de responsabilités. Le plus logique est de confier cette tâche au responsable de la gouvernance des données. Il maitrise l’ensemble des thèmes abordés (connaissance, qualité et conformité), à la fois sous les angles organisationnels, procéduraux, humains et techniques. Pour que le comité de gouvernance des données soit reconnu en interne, il est judicieux de demander à une personne du comité de direction de le présider. Même s’il n’est pas physiquement présent à chaque réunion, et délègue ses pouvoirs au sherpa, un membre de la direction générale devrait endosser le costume de président du comité de gouvernance des données. Par cette implication, la direction générale montre l’importance du sujet à ses yeux ; et désamorce de potentielles tentations de rébellions de certains membres qui contourneraient les décisions du comité de gouvernance. Cela vous semble exagéré… vous savez pourtant combien les luttes d’influence et la politique interne, en particulier dans les grands groupes, peuvent torpiller le meilleur des projets. Je me souviens d’une intervention qui m’avait été demandée pour présenter le concept de gouvernance des données au comité de direction d’une grande entreprise dans le sud de la France. Douze participants, si je me souviens bien, dont la directrice générale qui avait elle-même décidé de cette réunion pour informer son CODIR. Douze participants, onze à peu près convaincus, et un mouton noir qui a fait déraper les efforts fournis par tous. Un directeur d’unité, qui pour ne pas faire comme les autres, a critiqué l’initiative et son utilité. Les onze membres convaincus sont finalement repartis avec une opinion mitigée, à la suite de l’intervention du douzième. La leçon à tirer, une gouvernance des données est une évidence, mais l’évidence se heurte parfois aux luttes de pouvoir.