У нас вы можете посмотреть бесплатно Est-il irrationnel d'avoir des croyances ? LOCKE et KANT или скачать в максимальном доступном качестве, видео которое было загружено на ютуб. Для загрузки выберите вариант из формы ниже:
Если кнопки скачивания не
загрузились
НАЖМИТЕ ЗДЕСЬ или обновите страницу
Если возникают проблемы со скачиванием видео, пожалуйста напишите в поддержку по адресу внизу
страницы.
Спасибо за использование сервиса ClipSaver.ru
Les rapports entre croyance et connaissance suscitent beaucoup de confusions, car ces termes peuvent avoir plusieurs sens, qu'il faut distinguer. Dans certains contextes, on oppose les croyances et les connaissances, et pourtant, dans d'autres contextes, les connaissances peuvent être définies comme des croyances vraies d'un certain type. Dans cette vidéo, on discute notamment de la vidéo de Monsieur Phi intitulée "La science est une croyance", mais aussi de plusieurs épisodes de la chaîne "Hygiène mentale" de Christophe Michel (épisode 19 et 25 notamment). Il est assez important d’avoir les idées claires sur les différentes formes d’assentiment, les différentes manières de tenir pour vraie une proposition (c’est-à-dire le contenu d’une affirmation). Nous pouvons avoir des croyances, mais aussi des avis, des opinions, des préjugés, des convictions, des connaissances, des certitudes etc. Et ces différents termes ne se recoupent pas, ou pas totalement. Pour analyser ces différentes formes d’assentiment, on peut distinguer en chacun d'eux deux aspects, le niveau d’adhésion subjective, et le niveau de justification objective. On peut même construire un graphique avec en abscisse le niveau d’adhésion subjective, et en ordonnée le niveau de justification objective, comme l'a fait Christophe Michel. Ce qui va nous intéresser dans cette vidéo, c’est de déterminer ce qu’est un assentiment rationnel. A ce sujet, on peut se référer à des textes importants de John Locke, extraits de son Essai sur l’entendement humain, dans lequel il parle de respecter une proportionnalité entre les deux aspects. Si une certaine idée est très bien justifiée, alors il est rationnel d’y adhérer fortement ; au contraire si elle n’est justifiée que très faiblement, il semble rationnel de ne pas y adhérer ou alors seulement très faiblement, et de manière plus générale il semble que la seule attitude rationnelle, ce soit de respecter une proportionnalité entre le niveau d’adhésion subjective et le niveau de justification objective. Alors que dans une démonstration, on a un lien nécessaire entre différentes idées, dans le raisonnement probable, il y a une suite d’étapes aussi, mais le lien n’est pas nécessaire, on peut dire métaphoriquement que certains maillons de la chaîne pourraient casser. dans le probable, “il y a des degrés, depuis ce qui est très proche de la certitude et de la démonstration, jusqu’à l’improbabilité et l’invraisemblance, voire jusqu’aux confins de l’impossibilité [là on est obligé de prolonger le graphique vers le bas, si on veut représenter l’impossibilité qu’une affirmation soit vraie] ; et il y a aussi des degrés de l’assentiment, depuis la pleine assurance et la pleine confiance, jusqu’à la conjecture, le doute, et la défiance.” (livre IV, chap. 15, § 2) “Etre probable, c’est sembler vrai [...] L’attitude de l’esprit à l’égard de ces sortes de propositions est appelée croyance, assentiment [dans un sens restreint] ou opinion, c’est-à-dire le fait d’admettre ou d’accepter une proposition pour vraie à partir d’arguments et de preuves [proofs] que l’on trouve persuasifs” [notons qu’il utilise le mot “preuve” mais dans un sens très large, parce qu’au sens strict une preuve rend une proposition certaine et non plus seulement probable. Locke veut ici manifestement parler de ce qu’on pourrait plutôt appeler des indices ou des arguments assez convaincants]. Et juste après Locke formule ce qu’on peut appeler la règle de la rationalité proportionnelle : “si l’esprit veut procéder rationnellement, il doit examiner tous les motifs de probabilité et voir comment ils confirment ou infirment plus ou moins telle proposition probable, avant de lui donner ou de lui refuser son assentiment ; puis après avoir bien pesé le tout, il doit la rejeter ou l’accepter avec un assentiment plus ou moins ferme, selon que les motifs de la probabilité sont plus ou moins en faveur d’un côté ou de l’autre.” Dans cette vidéo, il est aussi beaucoup question de l'approche kantienne. Kant, dans la Critique de la raison pure, s'attaque à toutes les tentatives de démonstration de l'existence de Dieu. Mais par la suite, dans la Critique de la raison pratique, il défend la thèse suivant laquelle il existe des "croyances rationnelles", les postulats de la raison pratique. Et dans la Critique de la faculté de juger (§ 87 notamment), il y revient en montrant ce que peuvent être les impasses d'une position vertueuse mais incrédule (comme celle de Spinoza). 00:00 Introduction 02:44 Les deux sens du mot "croyance" 05:36 Les différentes modalités de l'assentiment 09:56 La rationalité, le certain et le probable : Locke 15:24 L'irrationalité apparente de la foi 18:14 La Critique de la raison pure de Kant 27:44 Les croyances et la raison pratique (Kant) 33:07 Outro