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Le travail, c’est la vie ! par Antoinette Le Pomellec, capitaine du développement des Cafés Joyeux. Une intervention lors du colloque "A quoi bon travailler ? Un chemin d'espérance pour demain." organisé par https://www.aes-france.org/ Atoinette Le Pomellec : « Bonjour à tous, merci beaucoup pour cette invitation. C’est une joie pour moi de pouvoir témoigner de mon parcours professionnel et de pouvoir parler des Cafés joyeux. En ce qui me concerne, je ne viens pas du tout du monde de la restauration, encore moins du monde du handicap, mais de celui de la finance : j’étais en gestion de patrimoine auparavant, et j’ai fait le choix, à la fin de mes études en alternance, de partir en mission humanitaire au Chili pendant un an, avec une association qui s’appelle Misericordia. En revenant en France, je n’avais pas vraiment envie de retourner dans la finance ; j’ai donc creusé un peu la question, en me demandant où je voudrais donner ma vie. Je voulais vraiment donner du sens à mon travail professionnel et sentir une unité entre ma vie personnelle et ma vie professionnelle. J’ai alors entendu parler de ce projet qui allait se monter à Rennes, et étant attirée par la restauration je me suis dit : « Go ! Je vais y aller ». Et puis, par chance, le fondateur Yann Bucaille m’a embauchée pour être manager du Café joyeux de Rennes - c’est le premier café qui a ouvert, en 2017 - malgré le fait que je ne vienne ni de la restauration, ni du monde du handicap. C’était donc de sa part un grand pari. Je vais vous expliquer un peu les débuts du Café joyeux : le fondateur est donc Yann Bucaille, qui a d’abord fondé une association appelée « Émeraude voile solidaire », basée à Dinard. Il a acheté un grand bateau qu’il a appelé Ephata, et ce grand bateau permet à différentes associations de naviguer, le temps d’une journée, dans la baie de Dinard. Or un jour où il était skipper du bateau, un jeune autiste qui s’appelle Théo lui a dit : « Chef, trouve-moi du boulot ! ». Yann, un peu désemparé, a commencé par lui dire : « Non, je suis désolé, je n’ai pas de travail pour toi » ; mais Théo lui a répondu : « Ce n’est pas parce que je suis handicapé que je ne peux pas travailler ». Alors, de retour chez lui, Yann en a parlé avec sa femme Lidwyne et s’est dit qu’il fallait vraiment trouver quelque chose pour ces jeunes qui ont cette soif de travailler, mais qui n’ont pas beaucoup l’opportunité de pouvoir le faire. C’est ainsi qu’est née l’idée de monter un Café joyeux au cœur des villes, afin précisément de permettre à des jeunes ayant un handicap mental ou cognitif de venir y travailler, tant comme serveur que comme barista, cuisinier ou personne en caisse. J’ai donc commencé à être manager pendant trois années au Café joyeux de Rennes, avec sept équipiers joyeux […] ».