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Le sens de l’honneur du métier par Philippe d’Iribarne, économiste et anthropologue. Une intervention lors du colloque "A quoi bon travailler ? Un chemin d'espérance pour demain." organisé par https://www.aes-france.org/ « Il est bien difficile de prendre la parole après Bernanos, que j’admire d’ailleurs particulièrement. Mais nous pouvons peut-être trouver un lien entre ce qui touche à ‘’l’homme libre’’ dont nous a parlé Bernanos et la question de l’honneur. Car entre la liberté et l’honneur, il y a un lien consubstantiel. Dans cette réunion, dans cette célébration de la pensée sociale de l’Eglise, quelque chose me frappe dans ce que j’ai entendu : c’est le caractère extrêmement universaliste de cette pensée. Les encycliques et la pensée sociale de l’Eglise s’adressent au monde en général, dans sa richesse et sa diversité ; mais en même temps se pose la question de l’inculturation - comme elle se pose d’ailleurs pour la pensée de l’Eglise d’une manière générale. En particulier, puisqu’il est ici question de sens et de sens du travail, une question fondamentale est de voir, en chaque lieu, quel est le sens que l’on donne au travail. Pour ma part, j’ai beaucoup étudié la façon dont les humains travaillaient, concevaient et vivaient leur travail, dans nombre de pays. Or, on le voit bien, le sens que des Français donnent à leur travail n’est pas le même que le sens que des Allemands donnent à leur travail, que des Américains donnent à leur travail, sans parler de Chinois ou d’habitants de Madagascar. Aujourd’hui, la charge qui m’a été confiée […] est d’évoquer le sens que revêt le travail pour des Français - sens qui est effectivement extrêmement lié à la notion d’honneur. Et puisque nous sommes dans ce lieu, les Bernardins, un lieu d’Eglise où l’on traite de la pensée sociale de l’Eglise, je voudrais m’interroger avec vous à la fois sur la situation du sens donné au travail par les Français dans le contexte actuel qui a été longuement évoqué, mais aussi sur le sens qu’on peut donner au terme d’honneur dans une pensée d’Eglise. Le rapport entre l’honneur et la pensée chrétienne n’est pas évident. Vous vous rappelez les conflits immenses qu’il y eut jadis autour de la question du duel. Est-ce que refuser de se battre en duel - refus tout à fait recommandé par l’Eglise - déshonorait celui qui refusait de se battre ?[…]