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Sur le thème « Produire ensemble, dans quels buts ? », la table ronde animée par Marie-Joëlle Guillaume, présidente de l’AES, aborde la question de la communauté de travail, avec la participation de Pierre Guillet, président des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC), Patrick Carret, Directeur général de la Fédération française des Ecoles de production et Marie Veillon, étudiante en Master de Communication à l’IRCOM d’Angers. Cette intervention est extraite du colloque "A quoi bon travailler ? Un chemin d'espérance pour demain." du 21 janvier 2023 : https://www.aes-france.org/2022/11/24... Le P. Baudoin Roger, co-directeur du département Economie et Société du Collège des Bernardins, introduit le débat : « Merci beaucoup d’abord pour votre invitation, qui m’honore, mais honore surtout les chercheurs avec qui j’ai eu l’occasion de travailler pendant dix ans, sur la question du travail et de l’entreprise. Je commencerai par une anecdote, qui consonne avec les propos des précédents orateurs. Je me souviens d’un dimanche matin où j’allais célébrer une messe en banlieue parisienne ; arrivant un peu en avance, je vais prendre un café au bar. A côté de moi, deux personnes sont en train de parler, et je surprends cette phrase de l’une d’elles : « Vivement la retraite ! ». Je m’immisce alors dans la conversation ; et dix minutes plus tard, lorsque je quitte le bar, la même personne ajoute : « Mais de toute façon, quand je ne travaille pas, je m’ennuie ». Cette ambivalence, exprimée de façon contradictoire en moins de dix minutes, est assez évocatrice. Or cette ambivalence n’est pas tout à fait neuve. Peut-être n’avez-vous pas noté que le plus ancien des livres de la Bible est le livre de l’Exode, qui parle de manière tout à fait centrale du travail. Il commence par évoquer la servitude du peuple hébreu, condamné à un dur labeur. Le texte hébreu utilise plusieurs termes pour exprimer cette réalité. Mais alors que dans toute la première partie du livre on ne parle que de labeur et d’activité, à partir du chapitre 12 on parle certes toujours d’activité - c’est un terme neutre - mais on ne parle plus de labeur, on parle d’œuvre. Dans le même temps, le mot dont l’acception dans la première partie est ‘’servitude’’ devient dans la deuxième partie ‘’service’’. Le livre raconte que les Hébreux, soumis en Egypte au dur labeur et à la servitude, sont libérés. Une fois qu’ils sont dans le désert, ils sont affranchis de la nécessité du travail, puisqu’ils récoltent la manne. Or que font-ils au désert ? Eh bien, ils oeuvrent. Et toute la dernière partie du livre, presque un tiers, décrit dans le détail l’œuvre accomplie au désert. Quelle œuvre ? C’est tout à fait significatif : il s’agit de la construction de la Tente de la Rencontre […]. [Dans cet entretien, je m’appuierai] sur des travaux qui ont été réalisés au Collège des Bernardins entre 2008 et 2018. […] L’appel à propositions a été lancé début juin 2008, deux mois avant la crise liée à la faillite de Lehman-Brothers, et ce travail s’est achevé en mars 2018, deux semaines après la remise du rapport Notat-Sénard (remis au gouvernement le 9 mars 2018, il s’agit du rapport sur les résultats de la mission « Entreprise et intérêt général », lancée le 5 janvier précédent.) Le thème de nos recherches portait sur la question du travail et plus précisément le travail dans l’entreprise […] ».