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Le Dernier Témoin du Colosse le blé était haut et le ciel était doux, ma femme riait, l'enfant sur les genoux. on entendait au loin comme un grondement sourd, un murmure de glace au lever du jour. les vieux disaient : « c’est le premier des cinq rois des monstres qui s’éveille », je n'y croyais pas, je fermais l'oreille. le soleil brillait encore sur mon toit, je ne savais pas que la mort venait pour moi. le vent a tourné, dev'nant un rasoir, le bleu du matin a viré au noir. il est apparu, montagne de givre et d'effroi, posant son pied lourd sur tout ce qui est à moi. ma maison a craqué comme une branche de bois, sous le souffle du monstre, sous le poids du roi. quand j'ai fouillé la glace, quand j'ai vu leurs mains, le froid a gelé mon cœur et mon destin. ils étaient des statues, figés dans l'hiver, ma vie s'est éteinte sous un ciel de fer. oh ! le roi de la glace avance en silence ! je n'ai plus d'amour, je n'ai que ma vengeance ! qu'il brûle ou qu'il gèle, je suivrai ses pas, jusqu'à ce que mon fer le mette au plus bas ! j'ai rejoint les rangs, les héros et les rois, dix mille épées levées pour venger nos toits. on l'a attendu dans la plaine de sang, face à ce colosse, ce dieu terrifiant. on a chargé l'orage avec nos cris de haine, mais l'acier ne mord pas sur ce qui n'a pas de veine. en un battement de cil, l'armée fut brisée, des milliers de braves en cristaux brisés. un bloc m'a fauché, m'a broyé le flanc, je rampais dans la neige, je crachais mon sang. j'ai vu les héros s'éteindre sans un bruit, avalés tout entiers par cette blanche nuit. estropié, hurlant, j'ai repris la route, suivant la traînée de mort et de doute. trois mois de voyage, trois mois de calvaire, à voir les cités tomber dans la poussière. je marchais derrière lui, ombre mutilée, voyant mon pays se faire oublier. chaque fois que je levais ma dague brisée, mes doigts s'engourdissaient, ma force était épuisée. je hurlais mon nom, je hurlais ma peine, mais il ne me voyait pas, j'étais un grain de haine. puis il est arrivé au trou dont il est né, le colosse s'est assis, le monde était fané. il a baissé la tête, repus de nos pleurs, ignorant mes cris, ignorant mes douleurs. il s'est rendormi dans son antre de pierre, redevenant montagne, redevenant terre. il dort... et moi je reste ici, sans famille, sans foyer, sans vie. je ne peux même pas le tuer, je ne suis qu'un homme... et lui, c'est l'éternité. Boréas a gagné.