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Située à l'extrémité méridionale de la crête de Moulmein, la pagode U Zina se distingue des autres sanctuaires de la colline par sa vocation didactique. Le nom de l'édifice rend hommage à U Zina, un personnage historique qui aurait découvert un trésor qui a permis l'érection d'un complexe qui, bien que remanié au fil des décennies, conserve une structure classique de stupa doré entouré de pavillons de prière. L'intérêt majeur de la pagode réside dans son iconographie figurative. À travers des ensembles de statues grandeur nature, le site met en scène les épisodes charnières de la vie du prince Siddhartha, le futur Bouddha. L'enceinte de la pagode se caractérise par une accumulation de toitures à plusieurs niveaux, dont les détails sculptés contrastent avec la sobriété du dôme principal. Le monastère de Taung Pauk semble défier le temps, avec ses toitures superposées qui s'élancent vers le ciel en une succession de paliers finement dentelés. Les balustrades et les corniches sont ornées de figurines et d'arabesques si denses qu'elles ressemblent à de la dentelle pétrifiée. À l'intérieur, l'atmosphère est celle d'un sanctuaire préservé : l'odeur du vieux bois et de l'encens imprègne les piliers massifs qui soutiennent la structure. Dans la pénombre des salles, les statues de Bouddha, sereines, semblent veiller sur ce trésor de bois qui, malgré les incendies et les moussons du siècle passé, demeure l'un des témoignages les plus vibrants de l'identité de l'État Môn. À l'écart de l'éclat des stupas dorés, le monastère Sendon Mibaya Kyaung construit à la fin du XIXe siècle par l'une des reines du roi Mindon, après la chute de la dynastie Konbaung, l'édifice est un chef-d'œuvre de bois sombre. Ici, le regard s'arrête sur la dentelle des sculptures. Le teck, patiné par le temps, est ciselé avec une précision d'orfèvre, représentant des scènes mythologiques et des motifs floraux d'une finesse qui semble défier la fragilité du matériau. Ce monastère est souvent décrit comme l'un des plus beaux exemples d'artisanat traditionnel en bois de tout le pays. Au cœur de l’alignement sacré qui ponctue la crête de Moulmein, la pagode Mahamuni construite dans le style typique de l’État Môn se distingue par ses proportions harmonieuses et son enceinte qui semble inviter au recueillement plutôt qu'à la contemplation du paysage. Le nom même de la pagode, fait écho au célèbre "Grand Sage" de Mandalay. L'édifice abrite une réplique fidèle de la statue la plus vénérée de Birmanie. Cette effigie de bronze, recouverte au fil des siècles par d'épaisses couches de feuilles d'or déposées par les fidèles, possède une présence physique imposante. Le visage du Bouddha, poli et brillant, contraste avec le corps dont les contours s'estompent sous l'accumulation du métal précieux. L'architecture de Mahamuni privilégie les espaces couverts et les galeries fraîches. Les piliers et les parois sont souvent ornés de miroirs incrustés et de motifs géométriques qui captent les rares rayons de soleil, créant un scintillement discret dans l'obscurité. Le carrelage de céramique, poli par le passage de milliers de pieds nus, conserve une température constante, offrant un refuge contre la moiteur extérieure. À l’est de la ville, s’étire la crête de Kyaikthanlan. Au sommet, la pagode Kyaikthanlan domine l’horizon depuis plus d’un millénaire. Elle n’est pas seulement un monument ; elle est le point de repère des marins et l’ancrage des fidèles. C’est devant ce panorama, face à la ligne bleue de la mer d'Andaman, que Rudyard Kipling a figé l’image d’une Birmanie éternelle. Pourtant, loin du romantisme colonial, la réalité est plus subtile. On y croise des moines aux robes safran qui ajustent leurs lunettes, et des familles qui déposent des fleurs de frangipanier au pied d'un Bouddha de style Môn, dans la fraîcheur de la pagode Mahamuni. Vers l'ouest, le fleuve Salween s’étire, immense et limoneux, contournant les îles comme celle de l'Ogre, dont les contours se perdent dans l'humidité ambiante. Au pied de la colline, la ville révèle ses cicatrices et sa beauté. Les toits de tôle rouillée des anciennes demeures britanniques côtoient les clochers des églises et les dômes des mosquées, rappelant que Moulmein fut un carrefour où le monde entier venait échanger le teck et les épices. C’est au crépuscule que la colline prend sa véritable dimension. Lorsque le soleil descend sur le golfe de Martaban, la lumière devient rasante, transformant l’or des stupas en un feu sombre. C'est à cet instant précis que le vent de mer se lève. Il vient faire vibrer les hti, ces ombrelles de métal ciselé qui coiffent les pagodes. Le tintement des milliers de petites cloches suspendues est le seul bruit qui subsiste. Ce n'est pas un vacarme, mais un murmure métallique, léger, qui semble porter les prières au-dessus de la vallée.